Camille Consalvo ravive les mémoires

Bonsoir Guylem, bonsoir à tous et à toutes

Notre association est vieillissante, ce n’est pas une trouvaille, c’est la réalité depuis de nombreuses années déjà.

Il est évident que nous vivons de plus en plus longtemps, mais pas toujours dans de bonnes conditions physiques. Vivre très âgés, cela veut dire aussi que, plus les années passent, plus le vide se fait autour de vous. Nous disparaissons les uns après les autres, c’est dans l’ordre des choses, nous en sommes tous conscients,  et il n’est pas besoin d’épiloguer là-dessus. Ceux qui restent font alors, l’éloge de ceux qui partent.

Jean Scherer est décédé récemment. Là encore, l’absence aux obsèques de camarades qui l’ont fréquenté, est à mettre sur le compte de l’âge, de la maladie et de l’éloignement.  André Germain  était seul  à représenter notre association et nous a transmis un bref commentaire. Je pense que tous nos amis ont compris que Jean Scherer n’était pas né en 1921 mais le 27 avril 1931 et qu’il était de l’agence d’Alençon (selon le document annuaire, édité en 2000  pour le centenaire de notre mutuelle).

J’ai dans mes archives le dépliant de la distribution des prix à l’école d’Alembert du dimanche 3 juillet 1949. Cette année- là, Jean Scherer devait être en fin de 4e année, sauf bien sûr, s’il avait quitté l’école avant cette date.  Dans ce dépliant de juillet 1949,  j’ai  remarqué  qu’en 4e année, le premier de la promotion 1945-1949 était Gérard Barlaam et que Jean ne figurait sur aucun des différents prix attribués. J’en déduit donc qu’il ne pouvait pas être le premier de sa promotion. Cette remarque n’a rien de désobligeant envers notre camarade ni envers qui que ce soit.

J’espère que notre ami André Germain comprendra que j’ai simplement voulu apporter une précision, un peu comme le ferait un historien, que je ne suis pas,  bien sûr.

De toute façon, cela n’a aucune importance. Qui se soucie aujourd’hui,  de savoir qui était le meilleur à sa sortie de l’école. Le plus important, pour la plupart d’entre nous, après un mauvais départ dans la vie, c’est d’avoir réussi sa vie professionnelle et sa vie familiale.

Je joins à ce texte les copies du programme de la distribution des prix du 3 juillet 1949. A cette époque, ces  jours- là, les élèves devaient tous être présents, car Monsieur Paul Gillard était intransigeant sur la discipline. J’ai également le programme de la distribution des prix du dimanche 9 juillet 1950. Comme j’étais cité plusieurs fois, je les avais rapportés à ma mère nourricière qui les avait conservés religieusement comme elle le faisait avec toutes mes affaires. Plus tard, à mon tour j’ai tout conservé en souvenir de ma mère.

En résumé, la conservation de ces  documents permet de réactiver la mémoire et de revivre quelques instants de sa vie.

Amitiés, bonne santé à tous et à toutes.

Camille Consalvo

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