Adieu l’ami Michel Goudier

Cher Michel, 

On ne va pas se mentir, je n’ai pas eu la chance ni l’honneur de te connaître à d’Alembert car tu es sorti de l’école alors que je n’avais que 13 ans et n’avais pas encore fait mon entrée dans cet établissement que j’allais intégrer en 1968. À cette époque, toi tu exerçais déjà avec brio le métier que tu avais appris quatre années durant à d’Alembert, dans l’industrie des arts graphiques.

Ensuite, comme le disent avec justesse les copains de ta promotion, vos chemins se sont séparés, chacun menant sa vie professionnelle et privée de son côté sans que, hélas, vous ne vous revîmes. Heureusement, par l’entremise de Richard et de Patrick, les recherches ne furent pas vaines, puisqu’ils ont réussi à te retrouver afin que tu puisses adhérer à l’association des anciens élèves d’Alembert il y a quelques années.

Pour beaucoup de ceux qui t’ont connu, ce fut une belle surprise teintée d’une forte émotion après toutes ces années d’absence. Pour d’autres, comme pour moi, ce fut un réel plaisir de faire ta connaissance. Je me rappelle la première fois, c’était lors des cérémonies du 11 novembre, à d’Alembert, notre ancienne école, mon cher Michel.

Après ces longues années d’absence, tu as voulu rattraper toutes ces années perdues, puisque, malgré tes problèmes de santé, tu as toujours répondu présent à chaque cérémonie du 11 novembre tout comme au banquet du Morvan, pour le plus grand bonheur de tous.

J’en profite pour remercier Laurence, ta fille qui, fort gentiment, a tenu à t’accompagner à chaque fois afin que tu puisses profiter de tes amis et de ta seconde famille, les Alembertins cœurs fidèles.

Lors de la 51e édition de notre banquet du Morvan, à Alligny-en-Morvan, tu étais encore présent avec Laurence et ta petite-fille que nous avons eu plaisir à rencontrer. Nous avons pu échanger de choses et d’autres et jouir de ces moments de fraternité tous ensemble, mon ami Michel. Tu m’avais dit que, naturellement, tu serais des nôtres pour la prochaine édition.

Hélas, la maladie (injuste) en a décidé autrement, ne te laissant pas le loisir de profiter de la vie, de tous les tiens et de tes amis d’Alembert. Quelle injustice, que tristesse ! Je pense, aujourd’hui, à toute ta famille et, plus particulièrement, à Laurence, qui doit être inconsolable de la perte d’un père aimant. Nous aussi, mon cher Michel, tu vas nous manquer, tu nous manques déjà. Il faut que tu saches que notre peine est grande mais que nous ne t’oublierons pas.

Chers amis, permettez-moi au nom de tous les copains de l’association, de saluer la mémoire de Michel et de présenter mes condoléances à toute sa famille et les assurer de notre soutien indéfectible pour les aider, modestement, à surmonter la peine d’un être cher.

Au revoir Michel, Adieu l’ami !

Guylem Gohory (président des anciens d’Alembert)

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