Bonjour,

Alors que la canicule a fait son apparition, c’est le moment qu’ont choisi certains Alembertins, principalement en provenance du Bourbonnais et du Puy-de-Dôme (*), pour se retrouver à quelque 800 m d’altitude, afin de participer à une assemblée générale vraiment très spéciale. À cette occasion, de nombreuses suspensions de séance et autres amendements ont émaillé cette magnanime assemblée qui a duré près de 12 heures pour certains, voire plus pour d’autres, avant – qu’enfin – la fumée blanche ne s’échappa de la cheminée de l’oratoire de Montrodeix.

Un couple d’intrus bourguignons, nous arrivant d’où je ne sais où, s’est joint à ce cénacle alembertin et a participé aux débats sans concession, avec beaucoup d’à-propos et d’envie d’en découdre avec tous ces « bourbo-auvergnats ».

Afin de satisfaire au protocole, notamment au règlement intérieur, il nous a fallu, tout d’abord, nous contraindre à prendre un apéritif rafraîchissant, voire plus. À l’occasion, un vibrant « À la santé du confrère » a fait trembler les puys, particulièrement le géant des Dômes qui « n’en croyait pas ses yeux, surtout ses oreilles » que cette petite troupe puisse mettre à mal sa quiétude par une telle rengaine, vieille comme « mes robes » !

Entre deux amendements, le questeur de l’assemblée propose aux congressistes de ne pas rester le ventre vide. De bonne grâce, la cohorte alembertine, tout à joie de se retrouver, acquiesce et décide de « passer à table » sans pour cela n’avouer quoi que ce soit. Le pique-nique amélioré a été très animé, un peu arrosé, mais « cointreau » n’en faut, quoi que ! Les conversations ont, certes, tourné autour de certains faits d’armes alembertins, chacun à son époque, mais pas que, rassurez-vous.

Alors que l’écran de la Comtoise, qui ne s’en laissait pas conter, affiche 16 heures, les visages se font plus graves, les mines se renfrognent, la conversation, tout comme les « mouches ont changé d’âne », prend une tout autre tournure, une chape de plomb s’abat sur l’assemblée… Mais que se passait-il donc ? Un ovni, ? Les petits hommes verts ? Un tsunami ? Que nenni mes braves gens, bien pire que cela.

Diantre ! « Ben » oui les amis, la troupe, la peau du ventre bien tendue, s’est tournée comme un seul homme ou une seule femme vers l’écran télé, loué tout exprès pour la circonstance, alors qu’une vibrante « Marseillaise » retentissait à l’occasion du 8e de finale de Coupe de monde de football France-Argentine. Au fur à mesure que les minutes défilaient les supporters alembertins se montraient de plus en plus bruyants, sautaient sur leurs chaises, trépignaient d’anxiété, tapaient dans leurs mains, haranguaient les « Bleus », vociféraient sur les gauchos argentins… La maison s’est transformée en véritable tribune de supporters, les fusées, les pétards mouillés, la corne de brume, tout y passait, c’était un véritable déchaînement, un brouhaha indicible, une liesse collective. Bizarrement, personne n’encourage les Argentins, toutes et tous se montrent de fervents aficionados français, vibrant à l’unisson.

À la mi-temps, alors que nous sommes quelque peu inquiets, Monique Casaus, en parfaite supportrice, sort de son sac l’arme fatale, l’essentiel pour tous nous grimer aux couleurs des « Bleus »… Après la douche froide du second but argentin, c’est l’euphorie qui allait gagner les tribunes alembertines, les encouragements et les « olas » prirent de l’ampleur, tandis que les Français marquaient trois buts… Vous connaissez la suite, la France, qui a « sorti » un très grand match, a fort justement éliminé l’Albiceleste. Au coup de sifflet final l’ambiance à Montrodeix était à son zénith, tout comme le soleil qui chauffait de plus en plus. Naturellement, nous avons fêté la victoire comme il se doit, plutôt deux fois qu’une. S’ils avaient perdu, l’histoire ne dit pas ce qu’il en advînt de la horde de supporters alembertins !

Après une petite balade digestive jusqu’au potager dans le village gaulois de Montrodeix, où les légumes semblaient assoiffés mais ne criaient pas famine pour autant, certains Alembertins décident de prendre congé, tandis que certains restaient avec nous pour aller assister à la soirée pyromélodie (3 feux d’artifice) organisée par la commune de Royat, jusqu’à minuit…

Avant le grand départ, tout le monde nous a confié son allégresse et sa félicité d’avoir pu se retrouver tous ensemble pour une belle journée festive et de fraternité. Il est vrai que ces journées sont rares, ce n’est pas toujours évident à mettre sur pied. C’est pour cela que nous avons décidé à notre niveau, dans notre région où nous sommes un groupe d’Alembertins encore relativement important, de nous rassembler de temps à autre pour faire perdurer l’esprit alembertin en dehors des rencontres officielles, principalement, voire uniquement le banquet. Cette rencontre du mois de juillet, de plus en plus en péril, à laquelle nous nous devons de tout faire pour qu’elle perdurât. C’est ce que m’ont dit et réitéré, avec insistance, tous les amis présents ce samedi à Montrodeix. Message reçu cinq sur cinq les amis !

Merci à vous toutes et tous pour cette journée passée en notre compagnie, où l’humour a été présent à chaque instant, tout comme la fraternité, ce qui ne gâche rien. Avec Marie-Thé, nous aussi nous sommes ravis d’avoir pu vous recevoir, tout le plaisir a été pour nous.

Amitiés alembertines à vous ainsi qu’aux membres de l’association et leur famille.

Marie-Thé et Guylem Gohory

(*) Les familles Riellant, Narcisse et Goumbri, retenues par ailleurs, par des obligations familiales, n’ont pu, hélas, se joindre à nous.