Le banquet paré d’or pour ses cinquante ans

Baptisé dès ma naissance banquet du Morvan

La famille Alembertine fête mes cinquante ans

Cet hommage de reconnaissance me met en émoi

Et mon cœur déborde joie.

Philippe, mon généreux géniteur de tous est connu.

Contrairement à mes amis nés de père inconnu.

Attaché à la tradition, en fidèle connaisseur

Chaque année j’apprécie la motivation des organisateurs

 

Impliqués en ce « devoir de mémoire » pour pérenniser

Leur baquet de la fraternité, de l’amitié et de la solidarité

Je suis parfois triste Papa en revoyant ton visage

Celui des amis disparus, leurs sourires étalés sur un nuage

Encré en ce terroir accueillant, j’ai sillonné notre Morvan

Dressant la table dans chaque agence des pupilles d’antan

La période estivale favorise ce culte des retrouvailles

Autorisant d’autres terroirs en périphérie pour faire ripaille

 

Bien vite rapatrié vers les eaux claires de la cure

Mais, pour la beauté de la Sologne giboyeuse, j’ai fait le « Mur »

Cavalant gaiement dans le Cher, le Bourbonnais… et l’Allier

Avant de rentrer dans mon fief Morvandiau bien aimé.

Pour satisfaire et réjouir la grande famille d’Alembert

J’enfile aujourd’hui une nouvelle tenue vestimentaire

En cette journée exceptionnelle à vivre, en pensant à toi Papa

Je suis fière de ton œuvre, regarde et écoute, ils sont là.

Imprimeurs, Typo, ébénos tous ensemble à mon anniversaire

Le verre à la main pour entonner le chant légendaire

 

À la… à la… à là…

À la santé du banquet

Qui nous régale en juillet.

Ce n’est pas de l’eau de la cure

Encore moins de celle du cousin obscur

Pas d’eau… Ô pas d’eau… Ô pas d’eau…

Ô pas d’eau… Ô pas d’eau… Ô pas d’eau…

 

Les agapes fraternelles… C’est toujours très amusant

Sans être outre cela un peu taquin ou médisant

On assiste à des joutes verbales où se répand un bel humour

Évoquant des souvenirs de jeunesse avec amour

Tout en assurant cher Papa, la promesse de nos invités

Que, malgré les aléas, les d’Alembert resteront assidus

Si possible au banquet du Morvan dans l’amitié et la fraternité

Qu’aucun d’entre eux ne saurait en être dépourvu

Robert RAYMOND