Rapport moral 2014 (25 avril 2015, Chezelle)

Bonjour,

Permettez-moi de saluer tous les copains et les épouses présents à Chezelle, cette petite commune de l’Allier, si chère à Colette et Gérard Riellant (notre secrétaire et maire adjoint de la cité) qui nous font l’honneur de nous accueillir. Pour l’occasion, ils n’ont pas lésiné sur les moyens à mettre en œuvre. Ils ont pris des risques inconsidérés, au péril de leur vie, n’hésitant pas monter sur la grande échelle pour apposer des plaques, avec les noms des rues, pour saluer notre arrivée. C’est vous dire toute la solennité qui est nous est accordée, nous autres pauvres chtis gamins, qui n’avons pas la chance d’habiter un si beau village, véritable eldorado du Bourbonnais, incontestable havre de paix, que l’Europe entière convoitise.

Tout a commencé en 2011, un samedi d’avril à Lusigny, chez l’ami Alexandre David. La belle aventure se termine ici, à Chezelle, le 25 avril 2015, pour ce « quaternat » à la tête de l’association d’Alembert. C’est accompagné des copains du bureau, des administrateurs et des auditeurs libres, assidus et volontaires, soucieux de la vie de l’association et préoccupés tant par la bonne marche de notre « vieille Dame », que la vie à l’école, que j’ai eu l’honneur de travailler, avec dévouement et beaucoup d’entrain, suivant en cela la route tracée par nos anciens, depuis déjà 115 ans. À cet égard, dans mon exaltation et mon envie de bien faire, j’ai annoncé, sitôt élu, qu’il était impératif de faire venir à nous des copains « un peu plus jeunes », ceux de ma génération, voire celle d’avant, les derniers qui pouvaient encore adhérer à nos desseins, selon moi.

Mauvaise pioche, cette déclaration qui se voulait sous le sceau du pragmatisme, empreinte de fraternité intergénérationnelle et du désir de bien faire, a été interprétée diversement par quelques copains. Nos amis, ne me connaissant pas et me voyant m’agiter, n’ont pas apprécié, le mot est faible, cette réflexion. Ils ont spéculé que je voulais ni plus moins faire table rase du passé et ne plus m’intéresser qu’aux seuls copains de ma génération. Que nenni, ce n’était pas la signification de ma formule. Loin de moi cette forme d’irrespect envers qui que ce soit. Les quatre ans qui viennent de s’écouler sont là pour montrer que la réalité de terrain a été tout autre, pas besoin de grands discours. Je tiens à être loyal envers vous autres, il n’en sera jamais ainsi tant que je serai en « responsabilité ». Je voulais clairement énoncer qu’il était de mon devoir d’essayer de retrouver des copains pour tenter d’agrandir le cercle, afin que notre association perdure, même après nous, ce que j’espère, sans pour autant être angélique. Pour terminer sur le sujet, je peux vous énoncer que ces quatre dernières années, 41 copains nous ont rejoints, pas que des sexagénaires, d’ailleurs. Alors, ne boudons pas notre plaisir, même si ce n’est jamais suffisant, je vous l’accorde.

Comme dans toutes les familles, lors de nos réunions, les discussions ont été parfois un peu « animées », chacun apportant son point de vue et sa pierre à l’édifice. Il n’en demeure pas moins vrai qu’elles se sont toujours déroulées dans un esprit de franche camaraderie et avec la volonté d’aboutir pour trouver la meilleure solution qui sied à la majorité, notamment à la vie et à l’avenir de notre association, surtout pas pour le seul bon plaisir de son ou ses représentants.

Nous sommes en droit de penser que nos activités n’ont peut-être pas ou plus la même caisse de résonance que dans les années soixante-dix ou quatre-vingt, au temps sacré de la « belle époque ». Certes, sachons raison garder, mais n’allons pas nous tirer une balle dans le pied pour autant. Tous nos conseils d’administration, rue du Général-Renault ou dans l’enceinte de l’école d’Alembert, ont été raisonnablement suivis par les copains du conseil d’administration et les auditeurs libres. À nous de savoir nous adapter, quand les circonstances l’exigent, sachons rebondir et être innovants, soyons force de propositions, ne comptons que sur notre bonne volonté et notre imagination, ne soyons jamais « pétri » de certitudes.

J’ai proposé d’élargir au plus grand nombre nos conseils d’administration, afin de redonner du liant à notre association, afin que vous n’ayez pas la vague impression que nous restions confinés entre nous, à Paris. J’en veux pour preuve, les cérémonies du 11 novembre qui nous ont permis d’agrandir le cercle. Pour le centenaire de la Première Guerre mondiale, en 2014, nous étions 65 personnes devant le monument aux morts et 63 à profiter du repas qui s’ensuivit dans l’enceinte du restaurant scolaire (réfectoire), ce qui n’était plus arrivé depuis très longtemps.

J’ai toujours pensé qu’il fallait travailler, le monde associatif ne doit faire exception, en mode transversal et, surtout, être totalement transparent, faire confiance, ne jamais douter, encore moins faire preuve de suspicion. Nous ne sommes pas dans le monde de l’entreprise, c’est une association, il ne doit y avoir aucune chasse gardée. Je sais, cela peut surprendre, surtout quand on n’a pas l’habitude de fonctionner « pied à la planche ». Cela peut même déstabiliser, à certains moments, « rebattre des idées reçues », la peur de perdre ses repères, voire son identité. Rien à craindre, mais c’est comme sur une bicyclette, si nous n’avançons pas, nous risquons de chuter.

Pour autant, pas question de contourner le bureau ou le conseil d’administration. Mais est-ce une bonne raison pour rester « entre soi », alors que l’information doit être dispensée sans aucune restriction à TOUT LE MONDE, si nous voulons être crédibles ! À cet égard, j’ai toujours voulu mettre à l’honneur, lors de nos manifestations, tous ceux qui m’entourent, ne jamais les laisser dans l’ombre, ils ont droit à leur part de « notoriété », n’est-ce pas mon cher Gérard. Je me suis aperçu, à mon grand dam, au début de mon mandat, que pas mal de copains ne connaissaient pas vraiment tous les membres du conseil d’administration, ce qui est un peu paradoxal, après plusieurs années de mandat, vous en conviendrez !

Une bonne décision, même si nous ne sommes pas forcément très nombreux aujourd’hui, c’est de nous être déterminés à alterner l’assemblée générale entre Paris et la province. Cela permet à des copains qui n’ont jamais assisté à nos assemblées, d’y participer à leur tour.

Un élément nouveau est venu « bousculer » notre façon de fonctionner. Cet apport technologique nous a permis, vous vous en êtes aperçu, de redonner de la visibilité à notre association. Je veux parler des « pouvoirs » de l’informatique et du site alembertins.fr que vous connaissez bien maintenant, enfin celles et ceux qui sont « connectés ». Je sais que des copains qui ne voulaient pas entendre parler d’ordinateur, n’ont pas pu résister aux « sirènes » de l’informatique, quand ils ont entendu que le site commençait à faire parler de lui, dans le giron alembertin. Certes, cet apport n’a pas été un long fleuve tranquille, ni de tout repos, je vous l’assure. J’ai failli, à plusieurs reprises, envoyer tout « bouler », mais j’ai résisté, ne voulant passer pour un vil individu, un pleutre personnage qui fuit ses responsabilités, la première bourrasque venue, ce n’est pas vraiment le genre de la Maison. Je dirai même que l’action et la contradiction me renforcent dans mes convictions et décuplent mes forces, car je sais alors que nous sommes sur la bonne voie. J’ajoute et j’affirme que c’est lorsque l’on ne parle plus de rien ou que tout nous devient insignifiant, transparent, insipide, sans intérêt, qu’il faut vraiment s’inquiéter et agir en conséquence pour qu’il n’en soit pas ainsi !

Ce mode de communication interactif a permis de redonner du lien et de recréer du tissu social, de sortir de l’isolement bon nombre de copains qui se sentaient « exclus », bien seuls dans leur contrée. Souvent, ils ne découvraient certaines informations que six mois après, voire un an, lors de la parution du bulletin. Même les copains qui n’ont pas accès aux réseaux de l’Internet sont prévenus par ceux qui sont au fait de la chose informatique. Dorénavant, l’association est toujours « connectée », tout se sait et se transmet à la vitesse de l’éclair. Mon slogan, en la matière, c’est : « Parlons de nous, parlons de vous, parlons de tout, enfin presque ! ».

Je n’aime pas insister, mais je me sens, à bien des égards, contraint de vous l’exprimer (contrairement à ce que j’ai pu lire ou discerner), cet apport, son développement et son fonctionnement n’ont pas coûté le moindre centime à l’association, ce qui me permet de remercier mon fils au passage. Je peux même vous attester, alors que l’information est bien plus dense et distillée à l’instant T, que le site nous a permis de réaliser de consistantes économies d’échelle au niveau de notre trésorerie, c’est incontestable. Nonobstant les envois postaux qui ont fondu comme neige au soleil. Je ne vais pas développer plus ici, nous en reparlerons tout à l’heure, si vous le voulez bien.

Votre bulletin 2015, exercice 2014, est arrivé dans les kiosques depuis ce matin, mais il ne devrait pas y rester longtemps. Ceci me permet de remercier tous les scribes (hélas trop peu nombreux !) et de mettre à l’honneur le travail et le professionnalisme de Francis Fidelaine et Patrick Nguyen, nos deux metteurs en page de service. Je sais que nos deux compères font leur maximum pour vous présenter un numéro qui, je pense, sans flagornerie aucune, est de qualité. J’espère, mais je sais que, comme d’habitude, il fera des heureux. La une et la quatre de couverture sont l’œuvre des marqueteries à base de paille de notre ami et artiste Claude Stalin. Il n’y a aucune opposition avec le site, même si certains peuvent se poser la question, ce qui serait inepte. Cependant, pour les copains qui ont accès au site, je suis désolé, mais vous retrouverez une très grande majorité d’informations déjà parues sur alembertins.fr. Ce n’est pas de la mauvaise volonté de ma part, c’est juste le fait que nous manquons de « copistes » pour remplir les pages blanches du bulletin, c’est l’unique raison. Si nous voulions tendre vers l’excellence à ce niveau, il faudrait que le bulletin soit totalement différent, que tous les articles (ou presque) et que tous les « papiers » présents sur le site. Je lance la gageure pour le prochain bulletin, à vous de jouer !

Nos relations avec l’école se sont « améliorées » depuis l’arrivée du nouveau directeur, M. Renaud Hard. Vous savez tous, que depuis trois ans, le bureau de l’association se trouve dans l’enceinte de l’ancienne typographie. À cet égard, après plus d’une année de palabres et d’écritures, nous avons signé, le 8 janvier, dans le bureau du directeur, une convention tripartite (Département de Paris, direction d’Alembert et association) qui justifie notre présence officielle au sein de l’établissement.

Francis, durant l’année, va de temps à autre, en règle générale le mercredi, à d’Alembert. À l’occasion il déjeune avec les élèves. Il échange avec ses derniers, les professeurs, les éducateurs, le personnel administratif, etc. Depuis janvier 2014, la dotation de l’association envers la caisse des élèves a été doublée, passant de 300 € à 600 €. Lors de la fête d’été de l’école, nous avons participé à l’achat de casques ou autres éléments de sécurité pour les animations prévues pour les enfants. Nous participons également à la fête de fin d’année, où nous sommes à chaque fois chaleureusement conviés, mais de moins en moins nombreux à nous y rendre. Deux ou trois fois par an, notre association est représentée, en qualité d’auditeurs libres, au Conseil de la vie sociale, initié par la direction de l’école. En règle générale, Francis Fidelaine participe à toutes ces réunions, accompagné soit de Jean-Claude Cormier, André Germain, voire Gérard Riellant, s’il est à Paris. Il est à noter que nous ne sommes nullement contraints et que cela n’interfère pas sur le fonctionnement de l’association, aucune décision ne devant ou pouvant être prise lors des CVS, qui puissent impacter, même à la marge, le fonctionnement de notre collectivité.

L’année 2014 a vu plusieurs de nos adhérents ou leurs proches, hélas, nous quitter. En écrivant ces lignes, j’ai une pensée pour leur famille dans la peine, nous ne les oublions pas. Comme nous nous devons de ne pas négliger celles et ceux qui connaissent la maladie et la souffrance physique et/ou morale. À toutes et tous, je souhaite, au nom de l’association, que vous retrouviez une meilleure santé, surtout que vous souffriez moins dans votre chair et dans votre âme.

Nous n’avons pas échappé, comme toujours, à la sempiternelle difficulté, liée au non-paiement des cotisations. Nous avons décidé de ne plus envoyer, invariablement, des rappels par courrier, ces derniers s’avérant infructueux. Après avoir battu le rappel (par téléphone) auprès de TOUS les intéressés, la situation s’est quelque peu clarifiée. Quelques copains ont préféré ne pas donner suite à nos relances, préférant « quitter » l’association, pour des raisons pas toujours convaincantes, mais qui leur appartiennent, qu’il ne me convient pas de juger, encore moins de commenter.

La trésorerie n’est pas en péril pour autant, les économies générées par l’Internet et une gestion rigoureuse nous permettent d’envisager notre avenir financier sereinement. À ces économies, il ne faut pas omettre, celles engendrées par l’impression gratuite de tous nos documents, grâce à la magnanimité de notre ami Gilles Beignet. C’est un paramètre qu’il faudra bien intégrer dans notre « logiciel », quand Gilles prendra sa retraite, dans deux ou trois ans. Notre plus grosse dépense, vous vous en doutez, c’est l’impression et l’envoi du bulletin. Rassurez-vous, il n’est pas question de le supprimer, mais il faut l’avoir en tête. Tant que nous pourrons le faire, nous continuerons à l’éditer, comme je vous l’ai promis. La problématique pourrait surgir, là où on ne l’attend pas, je veux parler du manque de copie.

Au niveau de la subvention, c’est de plus en plus alambiqué, il faut faire un dossier « béton » sur le site du Département de Paris, mais ce n’est pas toujours suffisant, il faut souvent s’y reprendre à deux ou trois fois. Les temps ont changé, l’administration aussi, d’Alembert n’a plus la même importance aux yeux de tous ces caciques du Département de Paris. Remarquez, cela fait des années que nous touchons la même somme. Vous n’êtes pas sans savoir, dans la course effrénée aux économies, que les dotations aux collectivités territoriales vont être réduites drastiquement ces prochaines années, la Ville de Paris ne faisant pas exception à la règle. Il est probable, à l’avenir, que notre subvention soit revue à la baisse. Ceci étant, nous ferons avec, enfin je veux dire sans, s’il le faut. Nous serons alors, nous aussi, obligé de revoir nos prestations à la baisse pour la caisse des écoles, si nous ne voulons ne pas trop augmenter les cotisations. Nous n’en sommes pas là, pour l’instant !

Francis continue sa quête perpétuelle auprès des entreprises de transport et/ou de logistique, afin de récupérer un peu d’argent au titre de la taxe d’apprentissage. En 2014, hélas, il n’y a pas la moindre somme d’argent, à cause d’un hiatus « informatique » et bureaucratique, qui incombe à la seule administration parisienne, Francis n’ayant pas été prévenu en amont. Une autre mauvaise nouvelle est venue doucher nos « espoirs » en ce début d’année. La SACI « JO », le plus gros pourvoyeur de fonds au niveau de la TA, a pris la décision de cesser toute participation avec nous. On ne peut que le regretter, mais c’était prévisible, il n’y a plus de section imprimerie depuis quelques années à l’école. Le quotidien « l’Équipe » devrait, je crains fort, suivre le même exemple dans peu de temps. Il nous faut recentrer nos recherches sur les sociétés de transport, de logistique et, pourquoi pas, auprès de l’hôtellerie, une nouvelle section de formation à d’Alembert.

En ce qui concerne la vie à d’Alembert, vous êtes au courant, je suppose, du grand projet, je veux parler de l’intégration du centre éducatif et d’orientation scolaire d’Annet-sur-Marne par d’Alembert. Ce dernier ne devrait pas se concrétiser avant 2019, selon les prévisions de l’administration de tutelle. Les plans sont déjà dans les tuyaux, le financement, à hauteur de plusieurs millions d’euros, devra être voté au Conseil de Paris, ce serait en bonne voie. Ce grand chantier devra permettre, à terme, d’accueillir 90 élèves, âgés de 10 à 20 ans. Il est à noter que le personnel encadrant sera, à l’occasion, relativement plus important. Ce « chambardement » administratif et immobilier pourrait avoir quelques retombées négatives sur nous autres. Je parle de notre local et l’éventuel changement de directeur. Il ne se sert à rien de deviser à l’avance, nous verrons bien. Quoi qu’il en soit, notre association ne sera en rien en danger, je vous le confirme, nous avons de la ressource, à nous d’anticiper les changements, surtout de ne pas les subir.

Comme toujours, quelques copains, je pense plus particulièrement à Jean-Claude et Josiane Cormier, André et Madeleine Moutote, Colette et Gérard Riellant, Marie-Thé Gohory et certainement quelques autres, ont rendu des visites de courtoisie à nos anciens dispersés dans tout l’Hexagone. Ces rencontres permettent non seulement de garder le lien, mais aussi d’apporter un certain réconfort moral aux familles. Même, si nous ne pouvons pas toujours nous déplacer, un petit message, un appel téléphonique à un copain en « détresse » physique ou morale, surtout avec les nouvelles technologies, c’est toujours sympa et souvent très apaisant. J’insiste, car ces derniers mois, suite à mes appels à un ami, certains copains m’ont fait part de leur désarroi face à leur isolement et aux relations quasi inexistantes, depuis plusieurs années, avec les copains de la fratrie. J’incline les uns et les autres à prendre sur eux et faire un petit effort pour prendre contact avec ces personnes, même si elles ne sont pas de vos promotions.

Je n’oublie pas notre traditionnel banquet du Morvan (comment pourrais-je, hélas !). Cette année, ce sera la 46e édition (déjà !), qui se déroulera à Sauvigny-les-Bois, à proximité de Nevers, sous la direction de Jacques Petitjean-Légerot, Claude Didry et Guylem Gohory. Cette rencontre est le rendez-vous festif de notre confrérie, il faut que ça continue, c’est un moment important de convivialité pour notre association, nous nous devons de le perpétuer. Cette organisation demande beaucoup d’énergie et d’investissement temps pour les organisateurs. Il nous faut les encourager (surtout pas les en dissuader), afin de susciter des vocations pour les années à venir. J’en profite pour lancer, ici, un appel aux bonnes volontés pour les prochaines années, c’est un impératif.

Avant de terminer, je tiens à remercier les indéfectibles copains Alexandre David, Bernard Renault, Jean Scherer, Jacques Tiriou, Henri Wiszniak, Jean Schramm, Marc Jampolski, Jean-Claude Cormier, André Germain, Marcel Meheust, Patrick Bonnerot et certains autres, tant pour leur présence régulière à nos côtés depuis des décennies que pour leur inclination au bénévolat. Je n’oublie pas – je m’en voudrais — dans ces éloges, de saluer un grand absent, tant par la taille que par son altruisme, l’ami « Dédé » Moutote, inlassable et inclassable travailleur de l’ombre, membre éminent et bienfaiteur pour notre association. J’aurai aimé que tu sois là pour te rendre un vibrant hommage, ce n’est que partie remise, mon cher Dédé !

Pour ces quatre ans passés ensemble, j’associe tous les copains, membres du bureau qui, chacun, dans leur rôle, font le maximum. Une pensée toute particulière à Gérard Riellant, bourgmestre de Chezelle, notre fidèle et dévoué secrétaire et trésorier, deux années durant, qui a suppléé avec brio l’ami Sylvain, hélas, malade. Gérard qui n’était pas très connu, voici quelques années, est aujourd’hui incontournable et salué par tous, aux quatre coins de l’Hexagone, même au-delà. J’associe, bien évidemment, Francis Fidelaine, un pilier de l’association, véritable plaque tournante depuis des dizaines d’années, qu’on ne présente plus, pour l’énergie dépensée et le travail fourni auprès des entreprises afin de récupérer l’argent de la taxe d’apprentissage et la fabrication du bulletin et sa présence à d’Alembert. Je ne peux oublier mon papetier favori, l’ami Gilles Beignet, qui nous imprime gratuitement nos documents. Je terminerai, vous l’aurez compris, avec l’ami Sylvain Claude, notre trésorier qui a dû lutter avec courage contre la maladie. Aujourd’hui, il est de retour parmi nous, je l’en félicite et m’en réjouis. Depuis le début de l’année, il a repris les rênes de la trésorerie. Nous savons tous que nous pouvons compter sur toi. Un grand merci à toutes les épouses ou compagnes des copains qui, bien souvent, vivent d’Alembert par procuration (hum !), voire un peu plus.

Quatre ans déjà, comme le temps passe vite. La vie continue inexorablement, tandis que l’association est toujours là, solide, il n’y a aucune raison que ça change ces prochaines années. Je vais continuer, avec vous tous, si vous en êtes d’accord, avec entrain, toujours à votre écoute, avec cette envie de faire toujours plus et encore mieux. Je préfère, et de loin, l’engagement et le mouvement perpétuel à toute forme d’immobilisme, ce n’est pas mon mode de fonctionnement. Il me sera difficile d’être totalement transparent, de me satisfaire de peu, en clair d’endosser des habits de président pour « parader », juste pour le bonheur de faire de la représentation, tel un mauvais clown, une chose que j’abhorre par-dessus tout… Certes, c’est plus « confortable », mais est-ce bien nécessaire ?

Toute cette énergie, je souhaite vous la communiquer et prodiguer ce désir de réussite à toute l’équipe qui m’entoure. Que les vents pussent être contraires, ce n’est pas pour autant que le bateau risque de couler, le cap est maintenu et l’équipage est aguerri, prêt à affronter la houle ou les grandes marées.

Je n’ai qu’une seule ligne d’horizon, que se perpétue, voire s’affirme et se renforce notre fraternité alembertine. Cette conviction, je vous incline à la partager et à la faire partager partout autour de vous, à chaque fois que c’est possible. Je n’ai aucune soif de reconnaissance, c’est même le dernier de mes soucis, surtout au niveau d’une association comme la nôtre. Je suis contre toute forme d’élitisme ou de comportement ostentatoire. Pour moi, malgré nos sensibilités, nos caractères, nos convictions, notre passé et notre vécu, nous sommes tous égaux au sein de l’association. Tout simplement, nous devons « cultiver » l’amitié, la fraternité, la convivialité avec tous, en respectant les idées de chacun, à condition qu’aucune n’empiète sur celles des autres ou soit d’ordre à causer la discorde parmi nous. En maintenant cet esprit, nous ne pouvons que bien nous entendre et développer les qualités acquises. Mon unique objectif, mon seul centre d’intérêt, ici, c’est le respect mutuel, la tolérance, l’unité et le soutien indéfectible entre nous tous. Ce sont là, les conditions sine qua non, à mes yeux, de la pérennité de notre considérée association. Sans vouloir vous paraître suffisant, je n’ai aucun doute sur l’avenir de notre « vieille Dame » qui, je pense, devrait pouvoir battre à plate couture le record de longévité de Jeanne Calment, c’est même une certitude !

Merci à toutes et à tous.

Vive l’association, vive d’Alembert !

Guylem Gohory (président des anciens élèves d’Alembert)

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