Cérémonie du souvenir au CEFP d’Alembert

ALORS qu’il est 11 h 30, le conseil d’administration est terminé, nous nous dirigeons vers la cour d’honneur, là où nous attendent les élus de Montévrain et le directeur du CEFP d’Alembert. Comme chaque année, depuis des décennies, il s’agit là, pour tous les copains et leurs épouses, de contribuer aux cérémonies du souvenir 1914-1918 et ainsi commémorer la mémoire de nos copains morts au champ d’honneur, lors de la Première Guerre mondiale (barbare et meurtrière) et, hélas, lors des suivantes.

Dans la cour d’honneur, à notre arrivée, nous notons, avec félicité, la présence de Christian Robache, maire de Montévrain, et celle des élus de la commune ; de Philippe Descrouet, maire de Serris (Seine-et-Marne), que je remercie au passage ; de Renaud Hard, directeur du CEFP.

Est-ce l’âge où la « longueur » de la cérémonie, mais le directeur avait prévu, pour la première fois, de nombreuses chaises, afin que nos « anciens » et les plus « jeunes » puissent patienter, en assistant, confortablement assis, à la cérémonie. Après le dépôt de gerbes (mairie de Montévrain, CEFP et association) opéré au préalable, nous procédons à l’Appel aux morts, sous la férule des copains Gérard Riellant et Michel Sinet.

Après avoir observé une minute de silence, c’est au tour de Christian Robache, maire de Montévrain, de prendre la parole pour nous livrer un vibrant discours. Le directeur, Renaud Hard, enchaîne avec un exposé plus bref, mais tout aussi touchant. Pour terminer, c’est au tour de Guylem Gohory, président des anciens élèves de l’école d’Alembert, de distiller un discours hommage pour tous ces héros, malgré eux, morts pour la France et pour nos libertés d’aujourd’hui, lors des conflits qui émaillé le siècle dernier.

À la fin de la cérémonie, Guylem Gohory évoque le « chantier » de la nouvelle plaque. À cet égard, il sollicite à nouveau la participation financière au travers la mairie de Montévrain, de Christian Robache et des élus de la commune. L’idée est soumise que nous pourrions « inaugurer » cette dernière (sous réserve !) lors de notre assemblée générale, le samedi 21 mai, en présence des élus, des « mécènes », du plus grand nombre d’Alembertins, de la direction de l’école et… des professeurs, des éducateurs, du personnel et des élèves du CEFP. Cette proposition sied à l’aréopage, ainsi qu’au directeur du CEFP qui trouve le concept plus qu’intéressant et concret.

Il est l’heure, la bonne heure, celle de nous retrouver au sein du restaurant scolaire, pour partager le vin d’honneur en compagnie des élus. Naturellement, qui dit vin d’honneur dit « A la santé du confrère… » que nous entonnons bien volontiers. Ce chant « guerrier » a quelque peu surpris Philippe Descrouet, maire de Serris, peu habitué aux « joutes » (amicales) alembertines.

Peu après, c’est à notre tour, nous les 50 Alembertins, de « passer à table », car nous avons des choses à avouer devant la brigade de cuisiniers du commissaire Didier Casagnavère. Comme à leur habitude, toute l’équipe nous a accommodés et servi avec grâce, le sourire permanent à la commissure des lèvres, tous ces mets. Le directeur ayant des obligations, il a dû nous quitter après l’entrée, à base de coquilles saint Jacques. Juste le temps de pouvoir disserter avec lui sur de nombreux sujets et échanger nos points de vue.

À la fin du repas nous avons fait circuler le chapeau, pardon la casquette à Michel Coiffé, le bien nommé, au « profit » de Didier Casagnavère et toute son équipe, pour les remercier de leur accueil et de leur empathie envers la fratrie des « anciens » d’Alembert. Ils ont apprécié le geste et ont chaleureusement remercié l’association, se disant à nouveau prêts à nous recevoir, avec le même entrain et le même altruisme.

Voilà, encore une grande et belle journée, marqué sous le sceau du devoir de mémoire et de la fraternité intergénérationnelle, qui ne se dément pas. C’est la raison essentielle pour laquelle il faut continuer à l’animer, telle la flamme du Soldat inconnu, afin que celle-ci ne s’éteignît point, pour ne JAMAIS OUBLIER qui nous sommes et, SURTOUT, à qui nous le devons.

Guylem Gohory (président des anciens d’Alembert)

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