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Bernard Noël nous a quittés

Faisant suite à l’appel téléphonique de sa petite-fille, je vous viens vous annoncer le décès de notre copain Bernard NOËL, survenu à l’âge de 91 ans. Bernard s’est éteint, entouré de toute sa famille, à l’hôpital américain de Neuilly, le 15 décembre 2020.

Bernard, qui est né le 22 avril 1929, était de l’agence d’Autun. Il intégra l’école d’Alembert, alors que la Deuxième Guerre mondiale faisait rage. Notre copain était donc de la promotion 1943-1947, section typographie.

Ces dernières années, il résidait, avec son épouse, dans la maison de famille (Ehpad) « La Roseraie ». Sa petite-fille, qui a attendu les informations définitives, relatives à la cérémonie funéraire, après les fêtes de Noël, avant de me prévenir, m’a signifié qu’il n’avait pas souffert avant de dire adieu à toute sa petite famille.

La cérémonie religieuse aura lieu le MARDI 29 DÉCEMBRE, à 15 heures, au « Cimetière Ancien », 50, rue Gabriel-Péri, 92700 Colombes

En votre nom à toutes et tous, je renouvelle mes condoléances à toute la famille de Bernard, notamment son épouse, et les assure de notre soutien alembertin pour les aider, modestement, à surmonter la peine d’un être cher.
 
Confraternellement.
Guylem Gohory (président des anciens d’Alembert)

Joyeuses fêtes de Noël

Merry Christmas

Toute la petite famille Gohory se joint à moi pour vous souhaiter de bonnes fêtes en famille, dans la mesure du possible et du « raisonnable », afin de préserver l’esprit de Noël.
Une pensée à tous nos disparus, à celles et ceux qui souffrent dans leur chair et leur âme ainsi qu’à celles et ceux qui, hélas, sont encore plus seul(e) s en cette période festive et familiale.

Hormis les nombreux et traditionnels cadeaux au pied du sapin, je sollicite, en votre nom à tous, une faveur au Père Noël. Je l’implore dans sa bonté légendaire, contenue dans sa longue barbe blanche, qu’il nous apporte le plus beau des cadeaux, à savoir la quiétude dans chacun de nos foyers. Je lui suggère qu’il nous préserve toutes et tous de la maladie et qu’il nous débarrasse à tout jamais de ce satané virus, afin que nous ayons plaisir à nous retrouver et pouvoir vivre (presque) normalement dès le printemps 2021 !

La vie vaut d’être vécue, alors prenez soin de vous et de votre entourage.

Carpe diem.

Confraternellement.

Famille Gohory

Hommage à l’ami Jean-Claude Beier

Bonjour à toutes et tous,

Ce mercredi 2 décembre, comme vous le savez tous, ont eu lieu les obsèques de notre ami Jean-Claude Beier.

Les restrictions sanitaires actuelles ne permettant pas toute liberté dans nos déplacements et regroupements, j’ai demandé à Philippe Beier, le fils de notre ami, si je pouvais me rendre à la cérémonie d’adieu. Sa réponse étant positive, j’ai rallié Calonne-Ricouart (61).

J’ai rejoint la famille vers 9h 30 et nous sommes allés à l’église polonaise du bourg (un lieu chaleureux tout recouvert de lambris avec de beaux vitraux modernes et une magnifique sculpture en bois de Jésus sur la croix). C’est dans cette église que Annie et Jean-Claude se sont mariés.

Une cérémonie sobre, digne, avec certains chants en polonais.

Annie, l’épouse de Jean-Claude m’a demandé de lire le texte écrit par Georges LAZ (texte envoyé à tous les Alembertins).

J’ai précisé que tous les Alembertins étaient présents par leurs pensées pour la famille en ces instants douloureux.

Après cette première cérémonie, nous nous sommes rendus au crématorium de Lens.

Accompagnés par des musiques choisies par la famille, nous nous sommes recueillis devant le cercueil. L’organisateur de ce moment particulièrement émouvant nous a adressé des paroles apaisantes en relation avec Jean-Claude.

Puis nous sommes revenus dans la maison de la famille. Annie et ses enfants nous avaient préparé un buffet froid, agrémenté au dessert de gâteaux typiques de leur région. Les discussions, toutes chargées d’émotions, relatant des souvenirs de la vie de Jean-Claude, ont permis de passer des instants doux et d’évacuer une part de tristesse.

À 16 heures, nous sommes allés au cimetière de Calonne, afin de déposer l’urne au columbarium. Un dernier recueillement avant de fermer la plaque.

Au revoir, l’ami Jean-Claude. Sois en paix.

De retour chez Annie et les siens, je les ai remerciés de l’accueil si chaleureux dans leur famille et je suis rentré dans la soirée à Saint-Cyr.

Encore merci à Annie, sa fille Christine, entourée de ses trois enfants, son fils Philippe et sa compagne Sabrina. Votre accueil m’a beaucoup touché.

Francis Fidelaine

Pendant la cérémonie à l’église, Georges Laz (bien triste chez lui, en pensant à Jean-Claude et les siens) a écrit un texte qu’il m’a fait parvenir. En voici l’intégralité :

Bonjour à tous,

2020 ! Quelle année catastrophe… Rien ne nous aura été épargné. 2020 qui s’achève, il nous faudra l’oublier et espérer en 2021.

Pour ajouter à la morosité ambiante voilà que le temps s’en mêle : grisaille, pluies désagréables et le froid qui s’installe. Que nous réserve Noël ? Il ne nous reste plus qu’à attendre…

Pour ajouter à la tristesse qui s’empare de nous, c’est un nouveau deuil qui nous frappe.  Les « Alembertins » pleurent un de leurs frères, un des membres de leur Fratrie.

C’est ce matin à 10 heures qu’ont eu lieu les obsèques de notre camarade et ami Jean-Claude BEIER. Depuis l’entrée de notre promo 51-55 à d’Alembert, 69 ans se sont écoulés. Un bail en fait…

Jean-Claude, durant cette année 2020, j’ai tenté de suivre au plus près ton calvaire, j’ai admiré ton courage, je sais combien tu as souffert, rien ne t’aura été épargné face au regard impuissant de la science. Annie, Christine, Philippe et tes petits enfants auront été le plus possible à tes côtés, ce que tu ne manquais pas d’apprécier. Ton épouse a veillé sur toi jour et nuit, elle t’a concocté tous les petits plats que tu aimais, elle a supporté avec courage tes sautes d’humeur, son mérite a été immense.

Souviens-toi de nos parties de belotte contre Jacques et Alex, quand nous étions en gîte dans quelque coin de France, ces deux bleus nous foutaient régulièrement la pâtée au mépris du respect dû aux anciens. C’était le bon temps.

Notre promo disparaît chaque année et, inéluctablement, le tour de tes derniers copains approche.

A plus mon ami…

Georges LAZ

Sépulture J. Guillot : appel à la souscription

Au début février 2020, avec Madeleine nous nous sommes rendus au cimetière de Viplaix dans le but de découvrir la tombe de notre ami Jacques Guillot.

Arrivés sur place, nous avons rencontré M. le maire de la localité qui nous a trouvé l’emplacement réservé à notre ami.

Là, j’ai failli tomber à la renverse : le strict minimum, un emplacement recouvert de sable, piétiné qui plus est…

RIEN, pas une fleur, pas de plaque, pas d’entourage, RIEN…  Pas même son nom, c’est atroce. Qu’importe qui sont les responsables, nous les anciens d’Alembert, nous allons remédier à cette ignominie. Nous allons palier à cet affront à l’endroit d’un membre de notre fratrie.

Nous avons étudié le problème, nous devons unir nos efforts pour obtenir un résultat dont nous serons fiers.

Georges LAZ

Appel à la souscription

Comme chaque Alembertin a pu le voir sur le dernier bulletin d’Alembert, notre ami Jacques Guillot alias « Le Marquis » est décédé.

 Depuis quelques années, il avait été mis sous tutelle de l’UDAF et vivait seul dans un hôtel médiocre de Montluçon, suite à des déboires familiaux et psychiques.

Ancien élève d’Alembert de 1952 à 1956, formé au métier d’imprimeur, il a fait une carrière professionnelle fort honorable conclue à l’imprimerie de l’armée à Château-Chinon.

Décédé en novembre 2019, ses amis Alembertins ne l’ont appris que beaucoup plus tard, par hasard. Il a été inhumé à Viplaix dans l’Allier. Sa tombe est invisible, il est sensé reposer à la place 897 d’après le plan (voir photo). Après quelques démarches, nous avons appris que la Tutelle a remis un dossier à un Notaire qui a rendu les comptes au fils de Jacques ; lui-même marginal, il se décharge de toute responsabilité sur les amis d’Alembert.

Au nom de la solidarité et de la fraternité entre Alembertins, nous ne pouvons et nous ne devons pas laisser les choses en l’état, notre ami Jacques Guillot doit avoir une sépulture digne d’un être humain. Les travaux coûteraient 1500 € environ, selon les estimations que nous ont fournies les entreprises contactées.

Pour cela, nous invitons celles et ceux qui souhaitent participer, selon leurs moyens, à se manifester afin d’offrir une sépulture correcte à notre ami.

Une fois de plus, nous devons nous serrer les coudes et faire face. MERCI d’avance. Nous savons que nous pouvons compter sur chacune et chacun.

Jacques ELLEAU

Les dons sont à adresser à notre trésorier, Gérard RIELLANT, 4, rue du Paturail, 03140 CHEZELLE, en n’oubliant pas de préciser la raison de votre générosité.

 

Condoléances à la famille de Mme Landais

Gérard se joint à moi pour présenter nos sincères condoléances à la famille de Danielle Landais. J’ai le souvenir de Danielle, heureuse d’être venue pour quelques heures participer au banquet 2019, événement qui lui tenait tellement à cœur, depuis de nombreuses années.

Toutes nos pensées vont également aux familles endeuillées ainsi qu’aux familles qui luttent contre la maladie.

Amitiés à toutes et tous.

Colette et Gérard Riellant

 

Danielle Landais nous a quittés

Bonjour,

C’est par la voix de Sandrine, sa fille, que je viens d’apprendre le décès de Danielle Landais, dans sa 83e année, survenu à l’hôpital d’Avallon (89), où elle avait été admise quelques jours auparavant pour des examens, le 24 novembre.

Danielle n’était pas une inconnue pour beaucoup d’entre vous, puisqu’elle était la fille de feu notre copain Philippe Lazarowitch (promo 1923-1927, livre, agence de Lormes), l’initiateur du banquet du Morvan, dont la première édition s’est déroulée à Dun-les-Places, en… 1969.

Parfois, la vie ou le destin, c’est selon, est faite de singularités, puisque Bernard, l’époux de Danielle, est mort le… 24 novembre 2017. Danielle a été enterrée ce samedi 28, hélas, en comité restreint, la crise de la COVID 19 contraignant les cérémonies à ne se dérouler qu’en présence des proches.

En fait, Danielle était tombée chez elle 3 jours auparavant, avant d’être transférée à l’hôpital d’Avallon pour y subir une batterie d’examens. Le mardi 24 novembre, les résultats se voulaient rassurants, puisque les médecins avaient prévenu la famille qu’ils garderaient Danielle quelques jours en observation avant de la « renvoyer » chez elle. C’est alors que, quelques heures plus tard, dans son premier sommeil, Danielle est décédée.

Dès que possible, avant l’été 2021, je me rendrai, avec Marie-Thé, à Dun-les-Places, sur la tombe de Danielle (et Bernard) pour lui rendre un dernier petit hommage.

En votre nom, après l’avoir fait par téléphone, je renouvelle mes condoléances à la famille de Danielle et l’assure de notre considération et de notre soutien alembertin.

Confraternellement.

Guylem Gohory (président des anciens d’Alembert)

Jean-Claude BEIER vient de nous quitter

Notre grande fratrie des Alembertins pleure un de ses Frères…

Il a lutté, avec un courage admirable, contre cette implacable maladie qui a déjà fait tant de ravages dans nos rangs. Il a enchaîné les séjours à l’hôpital de Lens, les interventions toujours avec un moral d’acier qui forçait l’admiration de son entourage et de ses soignants. Puis, le combat est devenu inégal, le mal a eu raison de sa vaillance. Nos pensées vont à son épouse Annie qui, avec une abnégation sans faille, a toujours été présente à ses côtés, de jour comme de nuit, durant ce long et douloureux épisode.

Jean-Claude a été élevé dans la Sarthe à l’agence d’Ecomoy. Après une enfance paisible et studieuse, l’école d’Alembert lui a ouvert ses portes. Reçu à l’examen d’entrée, il fait ses premiers pas à l’atelier de typographie où il sera rapidement classé parmi les bons élèves. Sérieux, discret, quelque peu renfermé, son apprentissage sera ponctué par l’obtention de son C.A.P. et, après une année de cours de perfectionnement à Estienne avec son ami Jean BARBOTTE, une magnifique carrière dans l’imprimerie s’ouvrira à lui.

A la retraite il choisira le Pas-de-Calais, lieu de naissance de son épouse Annie et s’y retirera. Il vivra-là de grands instants de pur bonheur quand il recevra sa fille Christine, son fils Philippe accompagnés de leurs enfants respectifs.

Avec Alex, Alain, André, Jacques, Jean-Claude, Georges et nos charmantes épouses, nous avons, durant quelques années, passé des semaines inoubliables auprès de Jacotte et Jean-Claude Trélevier dans leur propriété de Lozère puis en gîtes en Alsace, dans les Pays de Loire, en Dordogne, en Ardèche et au Pays Basque. Que de souvenirs !

JEAN-CLAUDE, REPOSE EN PAIX…,
nous ne t’oublierons pas

Annie, Christine, Philippe, ainsi que vos enfants, « les d’Alembert » s’unissent pour vous présenter leurs très sincères condoléances et vous assurer de leur soutien si le besoin s’en faisait sentir.

Georges LAZ

Ceux de 14 !

Les cérémonies commémoratives du 11 novembre 2020 dans les communes, en hommage aux combattants morts pour la France, étaient limitées à un nombre de personnes très restreint en raison du confinement.

Consigné, en ce jour de mémoire et de recueillement, lisons ou relisons les récits de guerre de Maurice Genevoix, dans cette littérature de guerre, Monsieur Maurice Genevoix nous délivre un récit sous une forme de poésie tellement forte et convaincante qu’elle rend cette guerre atroce. Avec tant de sincérité, de compassion et d’amitié pour les soldats de Verdun des Éparges, des tranchées boueuses. Éparges cette colline meurtrière où les combats se font corps à corps sous le feu de la mitraille. Le 25 avril 1915, le lieutenant Genevoix est fauché par balles.

Genevoix raconte 14/18
« Lorsque ma main a saisi mon bidon, mon pouce s’est enfoncé, bizarrement dans un trou. J’ai regardé ce trou ; il y avait des bords affreusement déchiquetés ; il béait comme une plaie ouverte, comme une de ces blessures profondes par où s’en vont le sang et la vie… Je n’ai pas songé à l’éclat d’obus qui avait frappé là et qui aurait dû me déchirer le flanc. Je m’étais affalé sur le dos, les épaules pesantes, les bras inertes ; autour de moi des balles griffaient l’herbe, s’enfonçaient comme un coup de couteau dans la terre molle du talus ; et je savais bien qu’une de ces balles pouvait me tuer ; et pourtant je ne bougeais pas… Être tué… Mourir… qu’est-ce que cela pouvait me faire maintenant que mon bidon était vide… ».

Maurice Genevoix, la Loire, la Sologne et la forêt
Né à Decize, en 1890, Maurice Genevoix fut un amoureux de la Sologne. Pendant l’été 1924, il créa le personnage mythique de Raboliot qui ressemble à un lapin d’une robolière (nid des garennes) qui lui valut le prix Goncourt en 1925 et dont le nom est devenu indissociable de cette région boisée et mystérieuse. Avant d’écrire et raconter, Genevoix a discuté avec les Solognots, l’écrivain rencontre des habitants des villages, s’abreuve d’histoires, d’anecdotes, de racontars et rumeurs ; toutes étaient axées sur le braconnage que presque tous pratiquent !

Je cesse mon bavardage, avec une pensée pour nos valeureux poilus. Bien à vous toutes et tous, gardons le moral en espérant des jours meilleurs.

Fraternellement.

Robert RAYMOND

Hommage à nos camarades alembertins !

HÉLAS, en cette année 2020 « troublée » par la COVID 19, les cérémonies du 11 novembre seront réduites à leur plus simple expression sur tout l’Hexagone. Pour la PREMIÈRE FOIS, au niveau de l’association des anciens d’Alembert, nous ne serons pas présents (pas plus que les élus de Montévrain) dans l’enceinte du CEFP d’Alembert. Il n’y aura personne, physiquement, devant la plaque commémorative afin d’honorer nos copains morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale et les différents conflits armés qui ont émaillé le siècle dernier. J’ai tenu, impérativement, à rendre, au nom de NOTRE ASSOCIATION, un hommage virtuel – mais bien tangible – dans le cadre du devoir de mémoire, c’est bien le moins que je puisse faire, en votre NOM À TOUS, si vous m’y autorisez !

Les commémorations du 11 novembre sont des temps forts pour les quelque 35.000 communes de France. Ce sont des moments importants pour chaque famille qui voient leur sacrifice reconnu par la France. Ce sont des moments graves pour tous les habitants et, notamment, les plus jeunes qui se souviennent ou apprennent ce que le passé de notre « vieille » France véhicule.

Il faut donc, à chaque fois, et chaque année, trouver les mots qui nous rappellent des faits de plus en plus éloignés et donner le sens et la portée de chacun d’eux à toutes et tous, notamment à notre jeunesse afin qu’elle n’oublie pas et puisse transmettre aux plus jeunes générations, perpétuant ainsi le DEVOIR DE MÉMOIRE !

Qu’ils n’oublient jamais ce jour d’automne où, dans la forêt de Compiègne, la fin des combats est signée entre les belligérants principaux de cette Première Guerre mondiale : l’Allemagne et la France.

Pour la France un simple chiffre : 27 % des hommes entre 18 et 27 ans sont morts. C’est dire si peu de familles françaises ont été épargnées par ces quatre années. Et pourtant, comme ils étaient « heureux », ces mobilisés de l’an 14 ! « Heureux » d’aller reprendre l’Alsace et la Lorraine et de venger leur pays de l’humiliation de 1870. Comme ils ignoraient la peur. Un départ de soldats, c’est toujours moins tragique qu’un retour du front, même pour les « chanceux », apparemment indemnes.

Nous faisons partie de la dernière génération à avoir entendu le récit de cette guerre par ceux qui l’ont faite. Que signifiera-t-elle dans cinquante ans ? Il faut s’interroger clairement et sans tabou sur la valeur, l’utilité, la symbolique de ce jour sans école pour les enfants.

La réponse est assez simple : montrer ce que des citoyens ont pu faire pour conserver leurs institutions, leurs coutumes, leurs lois. Montrer que pour cela des millions de petits, qui subissent l’Histoire à chaque fois qu’ils la font, ont été au bout de la souffrance, au bout du courage, au bout du sacrifice.

Commémorer, c’est faire de l’éducation civique, de la pédagogie citoyenne. La France n’est rien sans ce que les Français ont en commun. L’Histoire d’un pays, c’est le ciment de son unité. Et la Grande Guerre de 14-18 est l’instant le plus fort de l’unité d’un peuple qui – le passé le prouve – se divise assez complaisamment. Durant ces quatre années, les Français se sont appliqués à rester unis : c’est pourquoi ce jour est le souvenir d’une victoire. Jamais les divers groupes qui forment ce que l’on appelle « les Français » n’ont autant essayé d’oublier les raisons qui, depuis des siècles, les poussaient à la DISSIDENCE, à la DIVISION, à la RANCUNE.

C’est une autre chose qu’il convient de célébrer. Le 11 novembre, c’est la fête de la France unie, la fête de la volonté d’un peuple de résister, la fête des hommes qui se battent pendant que leurs femmes font tourner les usines, la fête de chaque famille amputée d’un ou de plusieurs de ses membres pour la liberté de demain, c’est-à-dire notre liberté d’aujourd’hui.

Le 11 novembre, enfin, c’est le souvenir de l’immense souffrance de nos grands-parents qu’on a envoyés par milliers conquérir des morceaux de collines, des bouts de paysage, des lopins de terre éventrés. Pour pas grand-chose et parfois pour rien, au nom d’une gloire que chaque communiqué des états-majors se doit d’illustrer. Comment ne pas évoquer Verdun, bataille sans réelle portée stratégique, mais qui fut la plus gourmande en hommes de toutes celles de l’Histoire ? Qu’est-ce qu’une victoire lorsqu’elle se solde par la mort de 360.000 de nos compatriotes ?

La Première Guerre mondiale, c’est l’histoire d’une des plus grandes souffrances humaines. Et c’est au nom de l’homme, de tous les hommes, qu’il s’agit, par simple amour de la vie, d’en garder la mémoire. Et tous les ans, un jour n’est pas de trop pour faire vivre un souvenir comme celui-là.

La MONTÉE DES EXTRÉMISMES doit nous rappeler les années 1930 (délétères) qui ont nourri bien d’autres conflits. Le philosophe Hegel disait qu’« on ne tire pas de leçons de l’Histoire », mais ce qui est sûr, c’est qu’en connaissant notre Histoire, on est en mesure de savoir où on veut aller. Ce message est pour vous, les enfants et les plus jeunes d’entre nous.

Soyons fiers de notre devise : « Liberté, Égalité et Fraternité », symboles de notre démocratie. Donnons un vrai sens à l’Europe et à l’union des pays proches.

Dans ce contexte, il est indispensable d’être TOUS UNIS pour cet hommage à la paix retrouvée et à la fin de la barbarie. Puissions-nous lutter ensemble contre la peur de l’autre, l’intolérance et l’ignorance.

C’est dire toute l’importance de tous ces rassemblements pour des « petits gars » qui écrivaient à leurs mères, leurs femmes ou leurs fiancées dans la boue et la peur au ventre, mais qui avaient l’espoir de VIVRE LIBRES dans un MONDE MEILLEUR.

Rendons-leur un hommage vibrant en observant une minute de silence, chacun dans nos foyers, pour leur héroïsme mais aussi pour aujourd’hui et pour demain.

Confraternellement.

Guylem GOHORY (président des anciens d’Alembert)

Dédé Germain donne des nouvelles des copains

Bonjour à vous deux,

Un petit coucou de Pontcarré où pour l’instant nous résistons tant bien que mal à cette maudite période que nous traversons, nos enfants travaillent, Patrice à Paris et Carole à la Préfecture de Police à la Cité, disons que ce sont eux qui sont les plus exposés.

Nous, nous risquons un peu moins dans notre petit village de la Brie ce qui n’empêche qu’il faut être prudent.

J’espère que pour vous et les enfants vous tenez le coup, car le Puy de Dôme est aussi en couvre-feu ; les enfants d’un de nos neveux de l’Allier sont en fac à Clermont et un des deux n’a plus les cours que par ordinateur.

Enfin bref, je ne sais pas quand nous SORTIRONS DE CETTE SALOPERIE DE MALADIE espérons que le vaccin arrive le plus vite possible.

POUR LES NOUVELLES DE… après avoir envoyé quelques cartes postales du Jura où nous avons séjourné au début du mois, j’ai eu quelques réponses.

* Gisèle IRATZOQUY, pour l’instant tout va bien, le maire de Montigny lui a donné l’autorisation de continuer la pratique de son association (la pétanque) et chaque jour elle a rendez-vous avec ses adhérents sur le boulodrome.

* André AURIOL réponse très gentille, du côté santé, c’est ses jambes qui ne répondent plus, mais très aidé et soutenu par Roger HULEWICZ à qui je tire mon chapeau.

* Henri et Brigitte WISZNIAK, pas de réponse mais nous avons eu des nouvelles par l’intermédiaire de Francis FIDELAINE apparemment ça suit son cours, mais Henri est de plus en plus handicapé.

* Jacques THIRIOU pas de réponse mais je l’ai eu au téléphone au mois de septembre nous avons discuté un bon moment ensemble et très heureux de ces instants, enfin bien remis de ses ennuis de santé.

Je suis toujours en relation avec un ancien qui ne fait pas partie de l’Association, mais que certains d’entre nous connaissent bien, Emile CHARTIER qui réside au Pays Basque. Certains d’entre nous lui ont rendu visite il y a quelques années (Jean Claude CORMIER, Roger H., moi-même et toi aussi Président).

Si j’en viens à cet ancien c’est pour signaler aux copains que ce dernier vient de perdre son demi-frère, lui aussi résidant aux Pays Basque. Il s’agit de Charles BOUTAN, né en 1938, promotion 1952-1956), Major de sa promotion en ébénisterie.

Il a travaillé comme ébéniste rue du faubourg Saint-Honoré, et en parallèle il a préparé l’école Boulle où il fut admis. Il a terminé sa carrière après des études, professeur d’ébénisterie à Cantau Anglet. Ce petit encart pour avertir les copains qui l’ont bien connu.

En conclusion n’oublions pas nos anciens car pour la plupart d’entre eux ne pouvant plus se déplacer une petite carte postale ou un petit coup de fil remonte le moral.

Avec Noëlle nous vous embrassons bien tous les deux, bonjour aux enfants.

André GERMAIN