Les absents ont toujours tort…

Nous connaissons tous l’expression et nous avons eu le loisir d’en vérifier la véracité durant notre Banquet à ALLIGNY. Pour autant il n’entre pas dans mes intentions de vous coller des regrets mais simplement de vous relater l’extraordinaire week-end que nous avons vécu là-bas. Ce n’était pas en petit comité puisque nous étions 84 participants, mais quelle ambiance.

Aucun bémol, tout s’est déroulé comme prévu par les organisateurs (Je ne m’étendrai pas plus sur leurs mérites, ils pourraient se prendre le « melon » ou la grosse tête si vous préférez !).

Samedi soir : Repas à l’Auberge du Morvan, ambiance chaleureuse, repas de qualité, en prélude à un banquet réussi, c’était très bien.

Samedi à midi : Les choses sérieuses commencent. Le traiteur dégoté au dernier moment nous régale, tout est parfait, copieux et apprécié. Une adresse que notre Président s’est empressé de retenir pour nos futures agapes. Le tout arrosé de quelques crus – blanc et rouge – de la Bourgogne toute proche.

Ensuite, après quelques averses – il est bien connu que l’eau c’est pour les belles plantes, n’est pas Mesdames ? Elles étaient nombreuses toutes plus souriantes les unes que les autres – nos camarades boulistes purent exercer leurs talents.

Après que ces Messieurs eurent pointé, tiré, mesuré au mm près, les tables furent dressées pour le buffet froid du soir très fourni lui aussi. Nous avons eu un animateur qui lui aussi à fait de son mieux pour mettre de l’ambiance et il a réussi, bravo à lui.

Et, et surtout, nous avons retrouvé L’EXTRAORDINAIRE AMBIANCE AMICALE de nos réunions Alembertines et même des amis perdus de vue. Que du bonheur… bien que nous ayons eu à déplorer de nombreuses absences, le COVID en ayant effrayé plus d’un.

Si, d’aventure, vous avez des regrets, sachez que l’an prochain le banquet aura encore lieu à Alligny. Vous pouvez déjà vous inscrire…, vous enverrez votre chèque plus tard.

Amitiés Alembertines.

Georges LAZ

Jean-Claude Cormier nous écrit

A vous tous mes amis,

Une plume m’invite à vous répondre, ce que je me suis empressé d’accepter. Empressement, certes, dissimulé par la maladie, mais ressenti, fortement ressenti.

Car, comme vous l’avez si bien évoqué, je suis un homme de « voiX-E »

Dans mon cas, les deux orthographes sont justifiées.

« Voix » : Celle de stentor, qui déclamait, haranguait, dénonçait, encourageait, racontait.

« Voie » : Celle que j’ai découvert, suivie, affirmée et partagée depuis ma Bretagne natale jusqu’en pays Montévrain et bien au-delà encore lors de mes périples de globe-trotter.

La voiX-E de l’Amitié, solidaire et fraternelle.

S’il est un virus qui m’affecte et auquel je suis attaché, il s’agit bien de l’Amitié. Contre celui-ci, nulle volonté d’être vacciné, je préfère l’incarner.

L’Amitié fidèle et plurielle, celle que j’ai découvert pratiquement au berceau, celles qui m’ont aidé à grandir, à garder confiance à passer tous les âges, les épreuves et les réussites. Et j’en compte un bon nombre sous l’œil bienveillant de notre Vieille Dame, Noble Dame.

A vos côtés, jour après jour, je me suis trouvé une famille, mois après mois, je me suis formé à un métier, année après année, je me suis engagé à redonner ce qui m’avait été offert. Une place, mon histoire dans la vôtre et vice et versa.

Tout ce que vous écrivez est vrai, tellement vrai. Mon combat aux côtés de Ma Josiane, ma détresse si profonde à son décès, mon amour infini.

Mais il est une autre vérité, toujours aussi intense, celle de mon engagement, de ma fraternelle fidélité envers mes amis.

Souvenez-vous de moi tel que vous me décrivez : épicurien, dithyrambique, globe-trotter car tout cela me définit.

C’est ainsi que j’ai vécu, c’est ainsi que je me revendique malgré la maladie. Pied de nez, uppercut, croche patte au mal insidieux qui m’envahit. Face à l’insupportable qu’ il m’impose, je m’extirpe de ce silence pour vous répondre à vous tous compagnons de route, encore vaillants ou affaiblis par la maladie, la vieillesse ou la solitude.

Rien ne peut et ne pourra effacer tout ce que nous avons partagé, tout ce qui nous rassemble au tréfonds de notre être. Nos valeurs fraternelles et solidaires, intrinsèques à chaque Alembertin.

Merci pour vos mots, merci pour les cartes postales. Certes, ils ne balaient pas les affres de la maladie mais ils révèlent l’intention permanente, réchauffent le cœur, le gonfle d’émotions et de gratitude.

Fidèle, engagé, je garde en ma mémoire inoxydable, comme vous le savez, toutes mes rencontres Alembertines. Du jeune fraîchement diplômé à l’ancien compagnon visité en demeure, en passant par mes rappels amicaux aux adhérents afin qu’ils honorent leur cotisation.

Pour chacun, j’ai eu ce geste, figé sur les photos souvenirs que je conserve précieusement. Un geste, une attitude, une présence observée par la plume qui accompagne ces mots. « Une main sur l’épaule ». Cette main qui réunit, encourage, accueille, reconnait, remercie. Cette main, le jour du banquet du Morvan à Alligny- en -Morvan, posez-la sur l’épaule de votre voisin de joyeuse tablée. Formez une chaîne humaine de l’Amitié Alembertine. Immortalisez-la et partagez-la avec tous les nôtres, Alembertins, veuves…

De mon pays natal, auprès de mon « demi-frère » et de mes anges-gardiens si dévoués, je serai avec vous en pensées et de tout mon être.

Voyez, confrères, malgré la maladie j’ai saisi l’occasion d’en « placer une » et de vous témoigner, à nouveau, mon engagement viscéral.

Ne vous méprenez pas, si cette réponse vous parvient, c’est qu’elle est mienne.

Ma voix n’est pas usurpée, ma voix est portée, humblement et fidèlement.

Alors, main sur l’épaule et verre levé à « La santé des confrères ».

Jean-Claude CORMIER

 

Les Petits Paris du Morvan

Bonjour,

Je ne sais pas si vous avez été mis au courant mais FR3 Bourgogne a diffusé un reportage lundi soir, en deuxième partie de soirée, corrélatif à l’histoire des Petits Paris, ces enfants de l’Assistance publique placés dans le Morvan…

C’est avec plaisir, que je vous envoie le lien qui vous permettra de regarder ce reportage, même s’il ne nous apprend pas grand-chose que nous ne sachions pas, il est, selon moi, très bien fait, il relate peu ou prou la vie de ces gamins, notre vie à tous, que nous ayons été « élevés » dans le Morvan ou pas…. Vous devriez même reconnaître des personnes. J’espère que vous serez nombreux à prendre le temps de le regarder et de donner votre avis sur ce reportage, cela pourrait permettre d’alimenter l’information alembertine ces prochaines semaines.

Pour regarder la vidéo :

Il faut descendre un peu et cliquer sur la vidéo intitulée VOIR LE DOCUMENTAIRE… Hélas, vous devrez patienter 100 secondes, le temps de la publicité imposée, avant que le reportage commence… Pour le plein écran, il faut placer la flèche de votre souris sur le coin droit en bas, juste au-dessus de la durée.

Bon visionnage, j’attends vos nombreux retours !

Confraternellement.

Guylem GOHORY

https://france3-regions.francetvinfo.fr/bourgogne-franche-comte/l-histoire-des-petits-paris-ces-enfants-de-l-assistance-publique-places-dans-le-morvan-2052607.html

Joyeux 1er mai « ensoleillé » !

Bonjour à toutes et tous,

JOYEUX 1er MAI !

Marie-Thé et la petite famille se joignent à moi pour vous offrir, bien modestement, cette petite carte de muguet, ornée de bonheur et garnie de bonnes intentions, à l’occasion du 1er mai !
Prenez soin de vous et des vôtres, la petite lumière de sortie de tunnel se rapproche, pas d’imprudence si nous voulons nous retrouver fin juillet.
Le meilleur pour vous et à vos proches.
Confraternellement.
Famille Gohory

Canaries : Karine et Patrick y ont fait leur nid


Bonjour,

Je pense que vous avez été très nombreux à avoir regardé le reportage, où vous avez eu plaisir à reconnaître Karine et Patrick LAPORTE, lors du reportage de M6 consacré à ces Français qui « ont fait leur nid au Canaries », plus précisément à Tenerife… Cette île, où c’est le printemps toute l’année et où Patrick (l’ancien ébéniste alembertin) et Karine peuvent cueillir jusqu’à 50 kg d’oranges depuis l’arrière de leur belle casa canarienne et se régaler d’un excellent thon rouge frais, trois fois moins cher sur le continent français.

Régulièrement ils se rendent dans un restaurant situé dans le quartier des pêcheurs, où ils retrouvent des amis et se régalent de produits de la mer (poulpes, calamars frits), 8 à 12 € le plat, avec une sauce à déconseiller pour les hémorroïdes, selon Patrick. Karine est consciente d’avoir la chance de vivre et profiter de cette « douceur » sur cette île, puisque hormis le masque, ils n’ont pas à subir les affres du confinement comme nous autres, pauvres petits Français « moyens » !!!

Quant à Karine elle explique comment elle a submergé l’île de son « pantalon magique », un véritable jackpot pour notre couple qui, dorénavant, coule des jours heureux, dans leur havre de paix, à Tenerife… Quant au vélo de Patrick, vous verrez qu’il est équipé d’une batterie et que lors de la montée du Teide (volcan qui domine à 3.700 m, et sa route avec ses montées jusqu’à 9 %), il se fait doubler par Geraint Thomas (Ineos Grenadiers), ancien vainqueur du Tour de France. Le Teide est devenu le terrain de jeu des professionnels de la discipline. Dernièrement, c’est l’Auvergnat de Royat, Romain Bardet, qui a posé ses roues sur l’île en vue de sa préparation pour le Giro d’Italia, sous ses nouvelles couleurs DSM, qui se déroulera du 8 mai au 30 mai. Heureusement, contrairement à Geraint Thomas, Patrick est attendu par sa douce et tendre Karine qui n’a d’yeux que pour son champion et chéri de mari !

Leur histoire d’amour avec cette île n’est pas terminée puisque dans quelques mois Patrick et Karine fêteront leurs 23 ans de présence à Tenerife… Selon une indiscrétion, je crois que leur fils a suivi les traces de papa et maman et a décidé de s’inscrire dans les pas de l’aventure professionnelle de ses parents pour le plus grand plaisir de papy et mamie qui, il me semble, ont la chance d’avoir un petit-fils canarien de… 7 ans !

Confraternellement.

Guylem Gohory

Je vous joins le lien qui vous permettra de voir ou revoir l’émission et apprécier notre couple de Canariens… alembertins.

https://www.6play.fr/66-minutes-p_825/canaries-les-francais-y-font-leur-nid-

L’au-revoir à Michel Bertrand

Chers amis Alembertins,

Ce lundi 15 mars 2021, Gilles et Catherine Beignet, Francis Fidelaine et Jean-Marc L’Hélias se sont retrouvés sur la place de l’église, à Damville, pour assister à la cérémonie religieuse de notre cher ami Michel Bertrand, décédé le 10 mars 2016.

Une belle cérémonie, ponctuée des discours de ses enfants, ainsi que de Francis Fidelaine. Nous nous sommes rendus, ensuite, au cimetière des Minières, près de l’ancienne demeure de Michel. Notre Mimi repose près de son épouse Annie.

Jean-Marc L’HELIAS

Voici l’hommage à notre ami, lu par Francis :

Michel,

À l’occasion de chacune de nos rencontres avec les amis d’Alembert, bien souvent autour d’une bonne table, à un moment donné, tu ne pouvais t’empêcher, d’une manière théâtrale, de te lever et avec ton air enfantin, en jouant le timide, tu t’exprimais ainsi : « Mes amis, je voudrais vous dire quelque chose ! »

Aujourd’hui, ce sont les amis d’Alembert qui veulent te dire quelque chose, à commencer par Georges LAZ :

Michel,

Après l’époque des examens venait l’heure de la liberté, chèrement acquise. Valise en main, costume neuf, cravate parfaitement ajustée, le petit Bertrand prenait son envol, cœur léger, port altier, en quête d’une place au soleil ce, grâce à son beau métier.

Après de nombreuses années, ayant voyagé au gré du vent, il réapparaissait au banquet annuel de Chissey-en-Morvan. Toujours égal à lui-même, il présentait sa chère et tendre Annie, contait leurs pérégrinations, un vrai plaisir de l’entendre.

Ce retour, nous le devions à notre camarade André Moutote, qui s’était battu pour réunir quelques compagnons. Il avait réussi : ils étaient là, ébénistes, typos, un rien empâtés, exprimant surtout la joie de se revoir, passablement épatés.

Et aussi par Catherine et Gilles BEIGNET

Michel, notre Mimi

Nous nous sommes connus à l’association des Anciens d’Alembert. Ton côté théâtral dans tes prises de paroles nous a plu.

Annie ton épouse à tes côtés, était toujours souriante et pleine d’énergie. Malheureusement, en mars 2011, sa mort brutale vous a séparés. Nous pensions que tu ne t’en remettrais jamais, vous étiez tellement unis. Heureusement, ta grande famille, que nous avons eu l’occasion de rencontrer à Damville, était auprès de toi, pour apaiser ta douleur.

Et puis un jour, une belle rencontre. Dans ta vie, une charmante Québécoise, Claude, t’a redonné l’envie de vivre. Claude était toujours attentive à tes paroles. Nous avons eu la chance de passer quelques jours avec vous à Québec.

Tu aimais inviter les amis chez toi pour passer d’agréables moments. Que de souvenirs et de parties de rigolade !

Aujourd’hui, tu nous quittes et tu vas rejoindre Annie pour l’éternité.

Puis parValérie et Jean LETOCART

Michel, mon Ami,

Nous nous connaissons depuis octobre 1952, et nous avons passé de belles années ensemble. Puis la vie nous a séparés, mais nous sommes devenus de très bons amis.

Ta joie de vivre et ton humour nous resteront à jamais gravés dans nos mémoires. Calme, posé, érudit et discret sont des qualificatifs faits pour toi.

Seule ta dernière décision de nous quitter, calmement, de t’endormir sans prévenir, n’est pas la meilleure.

Dors en paix, tu le mérites bien.

Nous sommes tristes, voilà ! Très tristes.

Adieu l’ami.

Sans oublierJean-Marc L’HELIAS

Michel,

Lors de notre première rencontre, au banquet d’Arnay-Le-Duc, j’ai vite compris que nous n’avions pas fini d’entendre ton intarissable faconde.

Souvent au cours de nos amicales réunions, en fin de ripailles, quand tu commençais à t’agiter sur ta chaise, nous comprenions rapidement, que le discours de Michel arrivait. Bien sûr nous tentions bien de t’en faire perdre le fil. Mais quel plaisir nous avions à te voir si heureux de nous rejouer, pour la énième fois ton rôle de « MONITEUR GÉNÉRAL ».

Et combien d’autres Alembertins avec le président qui, dans nos échanges mails, ont pu depuis l’annonce de ton décès, exprimer leur tristesse et raconter des moments mémorables passés en ta compagnie.

Merci Michel pour tout cela.

Repose en paix, mais te connaissant, il est possible que tu fasses encore rire bon nombre !

Georges, Jean, Gilles, Jean-Marc et Francis

« Mimi », tu nous manques déjà !

MICHEL, tu es né le 26 juin 1933. Ta génitrice t’abandonna à l’âge de 5 mois, en même temps que ton frère aîné, alors qu’elle garda ta sœur près d’elle. Tu fus, le 5 novembre 1933, admis à l’Assistance publique, où la décision fut prise de t’orienter vers l’agence de Montreuil-sur-Mer (Pas-de-Calais). Le directeur décida de te confier à une famille nourricière résidant sur la commune d’Ecquemicourt.

Durant la fin de la Seconde guerre mondiale, l’Assistance publique prit la décision de « t’expatrier », avec d’autres mômes, tes frères d’armes, à l’agence de Connéré-Beillé, dans la Sarthe, afin de vous éloigner des zones de combat. Tu allais être placé au lieu-dit la « Louchetière », à 3 km du village de Le Breille-sur-Merize, trajet que tu faisais à pied pour te rendre à l’école communale.

En novembre 1944, alors que tu avais 11 ans, tu revins à Ecquemicourt, où tu allais vivre au château de cette bourgade, la châtelaine te donnant des cours de lecture et d’écriture. Après l’obtention de ton certificat d’études, à la fin de l’année scolaire, en 1948, tu passas des tests à l’agence de Montreuil-sur-Mer, à la suite desquels tu fus admis, brillamment, à intégrer la « célébrissime » école d’Alembert, l’institution de la seconde chance pour beaucoup d’entre nous !

C’est le 3 octobre 1948 que tu allais faire ton entrée par la grande porte de cet établissement plus que centenaire, qui a accueilli des milliers de mômes de l’Assistance près d’un siècle durant. Après les tests d’orientation, tu intégras le pôle imprimerie. Au cours de la seconde année, on te nomma au bureau du « secrétaire du directeur », en compagnie de deux « anciens », les amis Consalvo et Vondelen, où ton « travail » consistait à classer des dossiers et, parfois, répondre au téléphone. En quatrième année, en ta qualité de « vétéran », tu allais être promotionné au grade de moniteur général, avec à la clé la responsabilité de 35 « bleus ».

À la fin de ta quatrième année, alors que tu t’apprêtais à faire tes gammes dans l’industrie, le destin en décida autrement. Comme tu étais déluré et un très bel éphèbe, tu plaisais aux filles. Tu avais connu une demoiselle de Lagny que tu as fréquenté assidûment. Attiré par ses parents, tu es entré dans sa famille, où le meilleur accueil te fut réservé. Le mariage (trop) précipité, ne fut pas synonyme de vie calme. « Heureusement », sans enfant, le divorce fut tout aussi rapide et se déroula sans histoire. Après avoir pris une location près de l’Opéra, tu allais travailler dans diverses petites imprimeries de quartier, très nombreuses à l’époque.

En 1954, l’heure du service militaire avait sonné. Selon l’expression consacrée, tu fus donc appelé sous les drapeaux, où tu fis tes classes à Vernon (Eure). À la suite tu seras envoyé à Vincennes, avec de prime abord, un séjour « cool » à Saint-Thomas-d’Aquin, durant trois mois, avant de réintégrer Vincennes. Après le refus du directeur d’agence de te laisser t’engager dans la Légion étrangère, ce fut un peu le tournant de ta vie. On te proposa d’intégrer l’AIA (imprimerie de l’école militaire de Paris). À la fin de ton service, tu pris la décision irrévocable de quitter l’imprimerie, ton stage à l’AIA t’en ayant définitivement convaincu.

Tu allais « embrasser » la profession de représentant de commerce, aujourd’hui on préfère dire commercial, « c’est mieux », un peu comme « technicien de surface » ! Tu commenças cette nouvelle carrière au sein des assurances, plus précisément aux AGF, avant d’être engagé à la revue « Réalités », où tu allais exceller et faire montre de tout ton talent oratoire de bateleur de foire pour vendre des abonnements à foison dans toute la France. Comme le disait ma grand-mère tu aurais vendu un âne dans un sac à un aveugle.

Lors de tes pérégrinations tu découvris une maison à vendre à Candé-sur-Beuvron (41), un véritable coup de foudre pour toi. Ni une ni deux, tu décidas d’acheter cette belle bâtisse et ses 5.000 m2 de terrain avec ses pommiers en espaliers, donnant un accès direct sur la rivière du Beuvron.

En mai 1962, alors que tu participais aux Floralies de Valenciennes, à proximité de ton stand « Réalités », se trouvait le stand attribué aux Éditions Bayer, tenu par une jeune et très belle fille. Avec toi, c’est chasse le naturel il revient au galop. Tu ne peux t’empêcher, en tout bien tout honneur, d’engager un brin de causette avec cette charmante demoiselle. Sans le savoir, c’est à instant qu’Annie allait entrer dans ta vie.

Ta princesse habitait au Vésinet (78), un havre de paix à cette époque. Comme tu es un garçon pressé, tu ne fais jamais dans la demi-mesure, après l’accord des parents d’Annie, tu décidas de fêter vos fiançailles (aujourd’hui ça ne se fait plus !), le soir de… Noël 1962, avant de l’épouser quelques mois plus tard, à la mairie du Vésinet. Cette fois-ci ce fut la bonne, pas question de divorcer l’année suivante.

Vous vous êtes installés dans un appartement à Croissy-sur-Seine (78), là où la petite Anne est venue égayer votre foyer. La famille allait s’agrandir, rapidement, avec la naissance de Sandrine, puis celle de Jérôme. Avec toute cette grande famille, vous fûtes dans l’obligation de déménager, votre nid douillet s’avérant trop exigu. Vous décidez d’acheter une maison à Montesson (78), où le petit dernier de la fratrie Bertrand, François, allait naître. La famille était maintenant au complet, elle comptait deux filles et deux garçons.

Alors que la société « Réalités » – triste réalité – allait péricliter, tu entras au sein de l’entreprise Larousse où tu ne restas point très longtemps. Suivra un séjour à la « Guilde du disque » (TDF), ce qui vous obligea à déménager une nouvelle fois. Avec Annie, vous eûtes le coup de foudre pour une belle demeure située au lieu-dit « le Château », à Sylvains-les-Moulins (Eure).

Rapidement – comme toujours – tu allais obtenir un poste de responsable de distributeur d’électrophones chez « Sélection du Reader’s Digest ». Au cours de ces années de labeur, tu créas deux entreprises. L’une en lien avec « Finecœur », un magasin hi-fi d’Évreux, et l’autre à Guichainville, en association avec tes deux fils, Jérôme et François, pour la distribution de livres dans les bibliothèques.

En fait, c’est à Guichainville, dans l’Eure, que toute la famille allait s’épanouir, où souvent de grandes et belles fêtes y furent organisées. C’est un fait incontestable et incontesté, dans la famille Bertrand on savait rire et on aimait la convivialité. Vous aviez plaisir à recevoir votre famille, vos nombreux amis et autres copains.

À cette époque, pour obtenir des prêts à des taux intéressants, il fallait construire sa maison, c’est ce que vous fîtes sans perdre un seul instant. Cette construction allait vous rapprocher de la « capitale », Évreux.

Les années passant et toujours cette envie chevillée au corps de bouger, notamment de se rapprocher de Damville, vous allez vous mettre à la recherche d’une maison pas « trop grande ». Votre choix s’arrêta sur une longère normande, nantie d’un beau terrain. C’est d’ailleurs là que vous organiserez une grande réunion d’Alembertins, rassemblés autour d’un méchoui, dans une ambiance indescriptible et bon enfant, comme toujours chez les Bertrand.

Hélas, la vie n’est pas un long fleuve tranquille, nous le savons tous. Le 11 mars 2011, un AVC allait terrasser ton épouse, TON Annie, te laissant seul, tout comme tes enfants, avec un chagrin immense, une peine incommensurable. Heureusement, ta fratrie a été formidable, elle a su t’entourer afin que tu puisses, au fil des mois, reprendre goût à la vie, toi l’épicurien, qui croquait la vie à pleines dents, avant que le destin tragique t’enlevât Annie.

L’été 2013 fut spécial pour toi. Après avoir accepté une invitation d’amis pour le 14 juillet, tu fis la connaissance de Claude, une Canadienne, de passage à Paris. Avec Claude, vous vous êtes découvert beaucoup de points communs, vos deuils, votre vie passée, vos enfants, etc. La convivialité, la mer, la suite de l’histoire fut belle, puisque vous décidâtes de faire un bout de chemin ensemble, vous partageant entre le Québec et Évreux, parfois chacun de votre côté, parfois en couple. Vous vous êtes vus, pour la dernière fois en septembre 2020, avant que Claude ne s’en retournât au Québec sans que vous ne pussiez vous revoir, la crise sanitaire vous y contraignant.

Au début de l’année 2015, de retour d’un séjour au Québec, alors que tu étais seul dans la longère des Minières, tu as été victime d’un malaise. Tes enfants t’ont encouragé à déménager à Évreux, dans un appartement adéquat et sécurisé. C’est là que tu allais finir ta vie, entouré des tiens, de tes amis et, parfois, de Claude.

Mon cher « Mimi », c’était ton surnom, tu as eu une vie « riche », palpitante, pleine de rebondissements. Tu as connu et réalisé de belles choses, tu n’es jamais resté les « deux pieds dans le même sabot ». Tu as eu à affronter des peines mais tu as eu nombre de joies, notamment avec la magnifique famille que vous avez fondée avec Annie. Tu as toujours vécu ce que tu voulais, tu n’as pas subi les événements, tu as, inlassablement, osé aller de l’avant et su prendre des risques calculés ou pas.

Ton humour légendaire, volontairement « décalé » et souvent du 3e degré, faisait de toi un personnage incontournable et inimitable. Pour ceux qui ne te connaissaient pas, cela pouvait leur paraître, parfois, déroutant, alors que ce n’était jamais méchant. Tu ne laissais pas indifférent, tu avais toujours des histoires, quelquefois agrémentées à la sauce « Mimi », que nous aimions à écouter, notamment quand tu partais dans de grandes « envolées lyriques ». Nous avions plaisir à te rencontrer et, nous aussi, nous aimions à te « chambrer », puisque nous savions que, dans ton for intérieur, tu n’attendais que ça.

Juste pour l’anecdote, je me souviens de tes 80 ans, célébrés dans cette belle longère normande. Le samedi après-midi, tu nous avais montré ton jardin où, hélas, il n’y avait quasiment aucun légume. Allez savoir pourquoi, alors que tu n’avais rien planté ni semé, le dimanche midi, à la surprise générale, devant tes yeux ébaubis, tu allais découvrir ce beau carré de terre empli de nombreux et beaux légumes de toutes sortes, prêts à être dégustés. Nous étions là face à un véritable miracle, pourtant nous n’étions pas à Lourdes. Depuis l’avènement de ce jardin extraordinaire, tu as fait de nombreux envieux parmi les invités alembertins !

Mon cher « Mimi », c’était ton surnom, aujourd’hui tu es parti, nous laissant orphelins, nous tes amis alembertins. Nous sommes tristes, tu nous manques déjà ! À cet instant, au nom des anciens d’Alembertins, permets-moi d’avoir une pensée pour tes enfants et petits-enfants ainsi que pour Claude, bien seule au Canada, depuis ton départ pour un « nouveau monde ».

Paix à ton âme, repose en paix, nous ne t’oublierons pas… ADIEU L’AMI MIMI !

Guylem Gohory (président des anciens d’Alembert)

Tout en M

Bonjour Guylem, bonjour à tous

Tout en M comme Marion… Maternité… Marquèterie ! 

En partant d’une photo, l’arrière-Grand-Père à mis de côté la marquèterie  en cour de réalisation    de Manon des sources, pour se consacrer en priorité à la marquèterie que j’ai le plaisir de vous faire partager.

Raisonnablement  économique en placages ; de la loupe de Frêne (fond), de l’alisier (visages) palissandre (chevelure) du bouleau madré de Norvège (vêtement du bébé) du sycomore (soutient g)  de l’amarante et placage oxyde bleu et vert (fleurettes) et houx (pour l’inscription) sans oublier du bois de rose pour plaquer le pourtour.

Le dessin et les placages préparés, c’est parti pour la découpe, l’incrustation, le collage, le raclage, le ponçage super fin et le sprint final pour la finition…

Si une poésie appâtait sur le site j’en serais fort aise !

Mes amitiés.

Robert RAYMOND

Journée internationale des droits des femmes 

Bonjour,

Mesdames les Alembertines, à l’occasion de cette Journée, je tenais à vous rendre un vibrant hommage à vous et à toutes les femmes du monde…

La journée internationale des droits des femmes ou journée des droits des femmes ou encore « Journée des femmes » est célébrée dans de nombreux pays à travers le monde le 8 mars. Les droits de la femme font partie intégrante des droits de l’homme, mais de nombreuses femmes voient leurs droits remis en question, limités ou réduits. Cette journée internationale de lutte des femmes encourage la mobilisation et le militantisme pour promouvoir l’égalité des sexes et l’autonomisation des femmes.

Quelques citations pour vous Mesdames

  • Femmes, c’est vous qui tenez entre vos mains le salut du monde. Léon Tolstoï
  • Les hommes rêvent, se fabriquent des mondes idéaux et des dieux. Les femmes assurent la solidité et la continuité du réel. René Barjavel
  • L’avenir peut s’éveiller plus beau que le passé. George Sand
  • Une femme est l’amour, la gloire et l’espérance. Aux enfants qu’elle guide, à l’homme consolé, elle élève le cœur et calme la souffrance comme un esprit des cieux sur la terre exilé. Gérard de Nerval
  • Le travail d’une femme vaut plus que le discours de cent hommes. Proverbe afghan
  • On ne naît pas femme, on le devient. Simone de Beauvoir
  • L’avenir peut s’éveiller plus beau que le passé. George Sand
  • L’avenir de l’homme est la femme. Elle est la couleur de son Ame. Elle est sa rumeur et son bruit. Et sans Elle, il n’est qu’un blasphème Louis Aragon
  • La femme est l’avenir de l’homme – Le poète a toujours raison – Qui voit plus haut que l’horizon – Et le futur est son royaume – Face à notre génération – Je déclare avec Aragon – La femme est l’avenir de l’homme Jean Ferrat
  • Appeler les femmes « le sexe faible » est une diffamation ; c’est l’injustice de l’homme envers la femme. Si la non-violence est la loi de l’humanité, l’avenir appartient aux femmes. Gandhi
  • Là où tant d’hommes ont échoué, une femme peut réussir. Talleyrand
  • Les femmes n’ont pas tort du tout quand elles refusent les règles de vie qui sont introduites au monde, d’autant que ce sont les hommes qui les ont faites sans elles. Montaigne, Essais, III, 5
  • Supérieures par l’amour, mieux disposées à toujours subordonner au sentiment l’intelligence et l’activité, les femmes constituent spontanément des êtres intermédiaires entre l’Humanité et les hommes. Auguste Comte
  • Chez les peuples vraiment libres, les femmes sont libres et adorées. Antoine de Saint-Just
(24) Jean Ferrat La Femme est l’avenir de l’Homme – YouTube

Guylem Gohory