Ceux de 14 !

Les cérémonies commémoratives du 11 novembre 2020 dans les communes, en hommage aux combattants morts pour la France, étaient limitées à un nombre de personnes très restreint en raison du confinement.

Consigné, en ce jour de mémoire et de recueillement, lisons ou relisons les récits de guerre de Maurice Genevoix, dans cette littérature de guerre, Monsieur Maurice Genevoix nous délivre un récit sous une forme de poésie tellement forte et convaincante qu’elle rend cette guerre atroce. Avec tant de sincérité, de compassion et d’amitié pour les soldats de Verdun des Éparges, des tranchées boueuses. Éparges cette colline meurtrière où les combats se font corps à corps sous le feu de la mitraille. Le 25 avril 1915, le lieutenant Genevoix est fauché par balles.

Genevoix raconte 14/18
« Lorsque ma main a saisi mon bidon, mon pouce s’est enfoncé, bizarrement dans un trou. J’ai regardé ce trou ; il y avait des bords affreusement déchiquetés ; il béait comme une plaie ouverte, comme une de ces blessures profondes par où s’en vont le sang et la vie… Je n’ai pas songé à l’éclat d’obus qui avait frappé là et qui aurait dû me déchirer le flanc. Je m’étais affalé sur le dos, les épaules pesantes, les bras inertes ; autour de moi des balles griffaient l’herbe, s’enfonçaient comme un coup de couteau dans la terre molle du talus ; et je savais bien qu’une de ces balles pouvait me tuer ; et pourtant je ne bougeais pas… Être tué… Mourir… qu’est-ce que cela pouvait me faire maintenant que mon bidon était vide… ».

Maurice Genevoix, la Loire, la Sologne et la forêt
Né à Decize, en 1890, Maurice Genevoix fut un amoureux de la Sologne. Pendant l’été 1924, il créa le personnage mythique de Raboliot qui ressemble à un lapin d’une robolière (nid des garennes) qui lui valut le prix Goncourt en 1925 et dont le nom est devenu indissociable de cette région boisée et mystérieuse. Avant d’écrire et raconter, Genevoix a discuté avec les Solognots, l’écrivain rencontre des habitants des villages, s’abreuve d’histoires, d’anecdotes, de racontars et rumeurs ; toutes étaient axées sur le braconnage que presque tous pratiquent !

Je cesse mon bavardage, avec une pensée pour nos valeureux poilus. Bien à vous toutes et tous, gardons le moral en espérant des jours meilleurs.

Fraternellement.

Robert RAYMOND

Hommage à nos camarades alembertins !

HÉLAS, en cette année 2020 « troublée » par la COVID 19, les cérémonies du 11 novembre seront réduites à leur plus simple expression sur tout l’Hexagone. Pour la PREMIÈRE FOIS, au niveau de l’association des anciens d’Alembert, nous ne serons pas présents (pas plus que les élus de Montévrain) dans l’enceinte du CEFP d’Alembert. Il n’y aura personne, physiquement, devant la plaque commémorative afin d’honorer nos copains morts pour la France lors de la Première Guerre mondiale et les différents conflits armés qui ont émaillé le siècle dernier. J’ai tenu, impérativement, à rendre, au nom de NOTRE ASSOCIATION, un hommage virtuel – mais bien tangible – dans le cadre du devoir de mémoire, c’est bien le moins que je puisse faire, en votre NOM À TOUS, si vous m’y autorisez !

Les commémorations du 11 novembre sont des temps forts pour les quelque 35.000 communes de France. Ce sont des moments importants pour chaque famille qui voient leur sacrifice reconnu par la France. Ce sont des moments graves pour tous les habitants et, notamment, les plus jeunes qui se souviennent ou apprennent ce que le passé de notre « vieille » France véhicule.

Il faut donc, à chaque fois, et chaque année, trouver les mots qui nous rappellent des faits de plus en plus éloignés et donner le sens et la portée de chacun d’eux à toutes et tous, notamment à notre jeunesse afin qu’elle n’oublie pas et puisse transmettre aux plus jeunes générations, perpétuant ainsi le DEVOIR DE MÉMOIRE !

Qu’ils n’oublient jamais ce jour d’automne où, dans la forêt de Compiègne, la fin des combats est signée entre les belligérants principaux de cette Première Guerre mondiale : l’Allemagne et la France.

Pour la France un simple chiffre : 27 % des hommes entre 18 et 27 ans sont morts. C’est dire si peu de familles françaises ont été épargnées par ces quatre années. Et pourtant, comme ils étaient « heureux », ces mobilisés de l’an 14 ! « Heureux » d’aller reprendre l’Alsace et la Lorraine et de venger leur pays de l’humiliation de 1870. Comme ils ignoraient la peur. Un départ de soldats, c’est toujours moins tragique qu’un retour du front, même pour les « chanceux », apparemment indemnes.

Nous faisons partie de la dernière génération à avoir entendu le récit de cette guerre par ceux qui l’ont faite. Que signifiera-t-elle dans cinquante ans ? Il faut s’interroger clairement et sans tabou sur la valeur, l’utilité, la symbolique de ce jour sans école pour les enfants.

La réponse est assez simple : montrer ce que des citoyens ont pu faire pour conserver leurs institutions, leurs coutumes, leurs lois. Montrer que pour cela des millions de petits, qui subissent l’Histoire à chaque fois qu’ils la font, ont été au bout de la souffrance, au bout du courage, au bout du sacrifice.

Commémorer, c’est faire de l’éducation civique, de la pédagogie citoyenne. La France n’est rien sans ce que les Français ont en commun. L’Histoire d’un pays, c’est le ciment de son unité. Et la Grande Guerre de 14-18 est l’instant le plus fort de l’unité d’un peuple qui – le passé le prouve – se divise assez complaisamment. Durant ces quatre années, les Français se sont appliqués à rester unis : c’est pourquoi ce jour est le souvenir d’une victoire. Jamais les divers groupes qui forment ce que l’on appelle « les Français » n’ont autant essayé d’oublier les raisons qui, depuis des siècles, les poussaient à la DISSIDENCE, à la DIVISION, à la RANCUNE.

C’est une autre chose qu’il convient de célébrer. Le 11 novembre, c’est la fête de la France unie, la fête de la volonté d’un peuple de résister, la fête des hommes qui se battent pendant que leurs femmes font tourner les usines, la fête de chaque famille amputée d’un ou de plusieurs de ses membres pour la liberté de demain, c’est-à-dire notre liberté d’aujourd’hui.

Le 11 novembre, enfin, c’est le souvenir de l’immense souffrance de nos grands-parents qu’on a envoyés par milliers conquérir des morceaux de collines, des bouts de paysage, des lopins de terre éventrés. Pour pas grand-chose et parfois pour rien, au nom d’une gloire que chaque communiqué des états-majors se doit d’illustrer. Comment ne pas évoquer Verdun, bataille sans réelle portée stratégique, mais qui fut la plus gourmande en hommes de toutes celles de l’Histoire ? Qu’est-ce qu’une victoire lorsqu’elle se solde par la mort de 360.000 de nos compatriotes ?

La Première Guerre mondiale, c’est l’histoire d’une des plus grandes souffrances humaines. Et c’est au nom de l’homme, de tous les hommes, qu’il s’agit, par simple amour de la vie, d’en garder la mémoire. Et tous les ans, un jour n’est pas de trop pour faire vivre un souvenir comme celui-là.

La MONTÉE DES EXTRÉMISMES doit nous rappeler les années 1930 (délétères) qui ont nourri bien d’autres conflits. Le philosophe Hegel disait qu’« on ne tire pas de leçons de l’Histoire », mais ce qui est sûr, c’est qu’en connaissant notre Histoire, on est en mesure de savoir où on veut aller. Ce message est pour vous, les enfants et les plus jeunes d’entre nous.

Soyons fiers de notre devise : « Liberté, Égalité et Fraternité », symboles de notre démocratie. Donnons un vrai sens à l’Europe et à l’union des pays proches.

Dans ce contexte, il est indispensable d’être TOUS UNIS pour cet hommage à la paix retrouvée et à la fin de la barbarie. Puissions-nous lutter ensemble contre la peur de l’autre, l’intolérance et l’ignorance.

C’est dire toute l’importance de tous ces rassemblements pour des « petits gars » qui écrivaient à leurs mères, leurs femmes ou leurs fiancées dans la boue et la peur au ventre, mais qui avaient l’espoir de VIVRE LIBRES dans un MONDE MEILLEUR.

Rendons-leur un hommage vibrant en observant une minute de silence, chacun dans nos foyers, pour leur héroïsme mais aussi pour aujourd’hui et pour demain.

Confraternellement.

Guylem GOHORY (président des anciens d’Alembert)

Dédé Germain donne des nouvelles des copains

Bonjour à vous deux,

Un petit coucou de Pontcarré où pour l’instant nous résistons tant bien que mal à cette maudite période que nous traversons, nos enfants travaillent, Patrice à Paris et Carole à la Préfecture de Police à la Cité, disons que ce sont eux qui sont les plus exposés.

Nous, nous risquons un peu moins dans notre petit village de la Brie ce qui n’empêche qu’il faut être prudent.

J’espère que pour vous et les enfants vous tenez le coup, car le Puy de Dôme est aussi en couvre-feu ; les enfants d’un de nos neveux de l’Allier sont en fac à Clermont et un des deux n’a plus les cours que par ordinateur.

Enfin bref, je ne sais pas quand nous SORTIRONS DE CETTE SALOPERIE DE MALADIE espérons que le vaccin arrive le plus vite possible.

POUR LES NOUVELLES DE… après avoir envoyé quelques cartes postales du Jura où nous avons séjourné au début du mois, j’ai eu quelques réponses.

* Gisèle IRATZOQUY, pour l’instant tout va bien, le maire de Montigny lui a donné l’autorisation de continuer la pratique de son association (la pétanque) et chaque jour elle a rendez-vous avec ses adhérents sur le boulodrome.

* André AURIOL réponse très gentille, du côté santé, c’est ses jambes qui ne répondent plus, mais très aidé et soutenu par Roger HULEWICZ à qui je tire mon chapeau.

* Henri et Brigitte WISZNIAK, pas de réponse mais nous avons eu des nouvelles par l’intermédiaire de Francis FIDELAINE apparemment ça suit son cours, mais Henri est de plus en plus handicapé.

* Jacques THIRIOU pas de réponse mais je l’ai eu au téléphone au mois de septembre nous avons discuté un bon moment ensemble et très heureux de ces instants, enfin bien remis de ses ennuis de santé.

Je suis toujours en relation avec un ancien qui ne fait pas partie de l’Association, mais que certains d’entre nous connaissent bien, Emile CHARTIER qui réside au Pays Basque. Certains d’entre nous lui ont rendu visite il y a quelques années (Jean Claude CORMIER, Roger H., moi-même et toi aussi Président).

Si j’en viens à cet ancien c’est pour signaler aux copains que ce dernier vient de perdre son demi-frère, lui aussi résidant aux Pays Basque. Il s’agit de Charles BOUTAN, né en 1938, promotion 1952-1956), Major de sa promotion en ébénisterie.

Il a travaillé comme ébéniste rue du faubourg Saint-Honoré, et en parallèle il a préparé l’école Boulle où il fut admis. Il a terminé sa carrière après des études, professeur d’ébénisterie à Cantau Anglet. Ce petit encart pour avertir les copains qui l’ont bien connu.

En conclusion n’oublions pas nos anciens car pour la plupart d’entre eux ne pouvant plus se déplacer une petite carte postale ou un petit coup de fil remonte le moral.

Avec Noëlle nous vous embrassons bien tous les deux, bonjour aux enfants.

André GERMAIN

Richard en pince pour les rosés des champs

Bonjour à tous

En cette année ou rien ne‌ va, après 1 heure de vaines recherches dans les bois. j’ai parcouru la prairie et là ma peine a été récompensée. Pas assez de place dans mon panier. Des rosés à profusion. Le soir même velouté de champignons avec son nuage de délice Normand et omelette XXL.

Voilà de quoi vous réconcilier avec la vie. Prenez soin de vous.

Amitiés alembertines.

Richard ROSSO

Le Tour de France en Auvergne

Bonjour,

J’espère que vous allez bien, malgré cette situation anxiogène que nous subissons depuis trop longtemps… Il reste à espérer que, rapidement, nous allons, enfin, retrouver nos habitudes et profiter d’une véritable vie sociale, en clair pouvoir VIVRE « normalement » !

Pour changer un peu du quotidien, je vous « offre » modestement ce petit album photos corrélatif aux deux jours que le Tour de France a passé en Auvergne, à savoir l’étape de Châtel-Guyon-Le puy Mary, en passant par Orcines vendredi et, samedi, le départ depuis la place de Jaude, pour rallier Lyon, la capitale des Gaules…

Deux jours intenses, deux jours de vélo de haut niveau, deux jours féeriques pour des dizaines de milliers d’Auvergnats, deux jours magiques, comme toujours avec le Tour de France, qui est resté et restera à jamais POPULAIRE dans le cœur des Français, toutes générations confondues, même au mois de septembre, euphémisme.

Le Tour, créé le 19 janvier 1903, par Henri Desgrange (journal « l’Auto »), connaît une ferveur jamais démentie. Il est entré dans les foyers français tous les mois de juillet (sauf cette année) pour ne jamais en ressortir. Depuis, son succès ne s’est pas démenti, il fait partie, depuis belle lurette, du PATRIMOINE français et ça va durer !

Prenez soin de vous et des vôtres, en attendant des jours meilleurs.

Confraternellement.

Guylem Gohory

ALBUM TOUR DE FRANCE :

Camille Consalvo ravive les mémoires

Bonsoir Guylem, bonsoir à tous et à toutes

Notre association est vieillissante, ce n’est pas une trouvaille, c’est la réalité depuis de nombreuses années déjà.

Il est évident que nous vivons de plus en plus longtemps, mais pas toujours dans de bonnes conditions physiques. Vivre très âgés, cela veut dire aussi que, plus les années passent, plus le vide se fait autour de vous. Nous disparaissons les uns après les autres, c’est dans l’ordre des choses, nous en sommes tous conscients,  et il n’est pas besoin d’épiloguer là-dessus. Ceux qui restent font alors, l’éloge de ceux qui partent.

Jean Scherer est décédé récemment. Là encore, l’absence aux obsèques de camarades qui l’ont fréquenté, est à mettre sur le compte de l’âge, de la maladie et de l’éloignement.  André Germain  était seul  à représenter notre association et nous a transmis un bref commentaire. Je pense que tous nos amis ont compris que Jean Scherer n’était pas né en 1921 mais le 27 avril 1931 et qu’il était de l’agence d’Alençon (selon le document annuaire, édité en 2000  pour le centenaire de notre mutuelle).

J’ai dans mes archives le dépliant de la distribution des prix à l’école d’Alembert du dimanche 3 juillet 1949. Cette année- là, Jean Scherer devait être en fin de 4e année, sauf bien sûr, s’il avait quitté l’école avant cette date.  Dans ce dépliant de juillet 1949,  j’ai  remarqué  qu’en 4e année, le premier de la promotion 1945-1949 était Gérard Barlaam et que Jean ne figurait sur aucun des différents prix attribués. J’en déduit donc qu’il ne pouvait pas être le premier de sa promotion. Cette remarque n’a rien de désobligeant envers notre camarade ni envers qui que ce soit.

J’espère que notre ami André Germain comprendra que j’ai simplement voulu apporter une précision, un peu comme le ferait un historien, que je ne suis pas,  bien sûr.

De toute façon, cela n’a aucune importance. Qui se soucie aujourd’hui,  de savoir qui était le meilleur à sa sortie de l’école. Le plus important, pour la plupart d’entre nous, après un mauvais départ dans la vie, c’est d’avoir réussi sa vie professionnelle et sa vie familiale.

Je joins à ce texte les copies du programme de la distribution des prix du 3 juillet 1949. A cette époque, ces  jours- là, les élèves devaient tous être présents, car Monsieur Paul Gillard était intransigeant sur la discipline. J’ai également le programme de la distribution des prix du dimanche 9 juillet 1950. Comme j’étais cité plusieurs fois, je les avais rapportés à ma mère nourricière qui les avait conservés religieusement comme elle le faisait avec toutes mes affaires. Plus tard, à mon tour j’ai tout conservé en souvenir de ma mère.

En résumé, la conservation de ces  documents permet de réactiver la mémoire et de revivre quelques instants de sa vie.

Amitiés, bonne santé à tous et à toutes.

Camille Consalvo

Faire-part de décès de Jean scherer

Veuillez trouver ci-joint le faire-part de décès de l’ami Jean Scherer, survenu le 6 août 2020, à Créteil, dans sa 90e année…

Je renouvelle mes condoléances à Mme Scherrer, à Anita et Sylvie, ses filles, ainsi qu’à toute la famille de feu notre ami Jean.

Guylem Gohory (président des anciens d’Alembert)

Jean Scherer nous a quittés

Comme le laissait augurer mon dernier message, je vous annonce le décès de notre ami Jean Scherer, survenu mercredi 5 août 2020, dans sa 90e année, à l’hôpital de Créteil.

Jean était un des plus fidèles et ANCIEN COMPAGNON DE ROUTE DE NOTRE ASSOCIATION, faisant partie du conseil d’administration durant très longtemps et présent à presque toutes les manifestations…

J’ai eu Patricia, sa fille, au téléphone, laquelle j’ai présenté mes condoléances et celles de l’association, ainsi que la cousine de son épouse avec qui j’ai pu échanger quelques minutes.

Elle m’a indiqué (à confirmer lundi) que la cérémonie funéraire se tiendra au cimetière de Bonneuil-sur-Marne (94380). Cette cérémonie se voudra très sobre, sans fleurs, ni couronne ou plaque, selon les souhaits du défunt.

J’enverrai un courrier à son épouse et à sa fille… Quoi qu’il en soit mon cher Jean, tu as été et resteras à tout jamais un ancien d’Alembert, tout comme nous, fidèle compagnon jusqu’à la fin de tes jours… 
 
Adieu l’ami, repose en paix !

Confraternellement.

Guylem Gohory (président des anciens d’Alembert)

Le bulletin 2020 vu par Camille

Bonsoir à toutes et à tous

Je viens de survoler le bulletin 2020  en attendant de le relire dans le détail.

Merci à ceux qui, bénévolement, ont contribué à son élaboration, car ce travail exige beaucoup de leur temps.

Comme je l’avais déjà souligné, le bulletin reste encore le seul lien susceptible d’intéresser nos adhérents et d’obtenir un consensus pour le  maintien de sa parution. Un bémol cependant, il ne faudrait pas que ce bulletin devienne un album photos, surtout celles, parfois répétitives, sur les banquets du Morvan.

J’ai parcouru les poèmes, toujours très intéressants, mais je constate qu’ils sont de plus en plus rare. Bravo quand même aux auteurs et auteures.

Un bravo tout particulier et c’est normal puisqu’il est de ma promo, à mon ami Robert Raymond. Son talent est comme le bon vin, il s’améliore avec l’âge. Bon anniversaire Robert, en dimanche 19 juillet, tu auras pris un an de plus.

L’article sur le faubourg St-Antoine rappelle que nous sommes nombreux  à l’avoir arpenté après notre sortie de l’école. Merci d’avoir choisi les deux  photos parmi toutes celles que j’avais collectionnées.

Beaucoup de copains  ont  travaillé dans les 11ème et 12ème  arrondissements de Paris. Ces deux arrondissements  constituent l’ensemble du quartier du faubourg St-Antoine et parmi ces copains, ceux qui aiment la lecture, peuvent lire le livre de Jean Diwo. « Les Dames du Faubourg ».  J’ai lu ce  livre dès sa parution en 1984 et depuis, je l’ai relu plusieurs fois. Il retrace l’historique  de ce quartier devenu au fil des ans, le centre des métiers de l’ameublement, depuis le XVe siècle jusqu’à la révolution de 1789. Il faut lire également une suite à cette fresque passionnante avec « Le lit d’Acajou »  de Jean Diwo, paru en 1986. Bonne lecture.

Amitiés à tous et à toutes.

Camille CONSALVO

Orphelins du 51e banquet du Morvan 

Bonjour à toutes et tous,

Eh ! oui les ami.e.s, nous sommes aujourd’hui le samedi 18 juillet 2020, le jour où devait se dérouler notre 51e banquet du Morvan, à Alligny-en-Morvan, au cœur de la cité morvandelle, à quelques mètres du musée des nourrices et des enfants de l’AP.

Hélas, un microscopique virus, du nom scientifique de « la » Covid-19, en a décidé autrement… Pour la première fois de son histoire, c’est-à-dire 51 ans, notre rencontre fraternelle étésienne, qui réunit peu ou prou encore près de 130 Alembertins et Alembertines, a été annulée sine die. Quelle tristesse, quel gâchis !

Ce n’est pas de gaieté de cœur que nous avons pris, tous ensemble (ou presque), la décision d’annuler notre seule et unique rencontre festive de l’année. Hélas, le temps nous a donné raison, puisqu’aujourd’hui, on s’aperçoit que le virus est toujours bien présent et qu’une « deuxième vague » est sous-jacente, si nous ne sommes pas prudents. Ce serait une véritable catastrophe sanitaire, sociale et économique, sans oublier les soignants qui ont déjà tant donné durant ces quatre derniers mois.

Je suis contrit et ne peux que compatir à la tristesse qui doit être la vôtre de ne pas pouvoir se retrouver, s’embrasser, disserter et faire la fête. Comment pourrait-il en être autrement quand on sait que beaucoup attendent ce rendez-vous alembertin avec ferveur durant toute l’année.

Je pense, naturellement, aux plus anciens d’entre nous pour qui chaque année compte « double » si j’ose m’exprimer ainsi en la circonstance. Certains ou certaines qui avaient projeté de venir cette année ne seront (peut-être) pas présents en 2021 pour différentes raisons, notamment la fatigue ou la maladie. C’est pour moi et pour beaucoup d’entre nous un crève-cœur de penser que nous aurions pu nous voir cette année et que, l’an prochain, peut-être pas ?

Je parle, justement, de 2021, car j’espère de tout cœur que cette sale « bête » aura été définitivement éradiquée par la science, notamment par un vaccin prometteur. Le 23 juillet 2021, nous avons, d’ores et déjà, prévu de nous retrouver pour la 51e édition du banquet du Morvan, à Alligny-en-Morvan. Nous avons pris la sage décision, avec les mêmes organisateurs, de reprogrammer ce banquet au même endroit. Gageons que le printemps 2021 soit annonciateur de jours meilleurs et que le 23 juillet 2021 nous serons TRÈS NOMBREUX pour faire la fête et passer un week-end chaleureux entre Alembertins et Alembertines, ce dont je ne doute pas !

Voilà les ami.e.s ce que je tenais à vous exprimer, la gorge nouée et le cœur battant, en ce samedi 18 juillet 2020, jour qui ne restera pas dans les annales de notre association et pour cause. Je souhaite à toutes et tous, notamment nos malades et aux personnes seules ou isolées, une bonne santé et des jours meilleurs, je ne vous oublie pas.

Prenez bien soin de vous et des vôtres, Marie-Thé se joint à moi pour vous souhaiter le meilleur et plein de bonnes choses pour vous et vos familles.

Amitiés alembertines et personnelles à toutes et tous.

Guylem Gohory (président des anciens d’Alembert)

PS : Je vous offre, modestement, un petit album photos prises durant la période de confinement et après.

Patchwork photos printemps-été 2020 – Guylem