Bonjour,

Après le mois orageux et pluvieux, le soleil est enfin revenu sur la citadelle chezelloise, charmante bourgade coincée entre le Bourbonnais et le Puy-de-Dôme, là où Gérard et Colette Riellant régissent en véritables gentlemen farmer depuis le siècle dernier.

Après la pluie, c’est bien connu, vient le beau temps. Alors que tant d’averses permettent aux légumes de se gorger d’eau et de grossir à vue d’œil, il est temps pour notre couple de passer aux choses sérieuses. Rappelez-vous votre enfance, le mois de juin et une partie de juillet, c’était le bon temps des fenaisons et des douces effluences que nous prenions plaisir à humer le soir, à la « fraîche », au doux son « mélodieux » des grillons.

Pour Gérard et Colette il en va tout autrement, puisqu’il s’agit de se dépêcher de s’occuper des 80 ha de bons foins qu’ils devront faucher, faner, « endainer » avant d’en faire de beaux et lourds roumbaleurs qu’il s’agira de mettre à l’abri ensuite, tout un programme. Pour notre couple, heureux propriétaires terriens, rien d’impossible, ils en ont vu d’autres dans leur prime jeunesse, l’époque où on fauchait avec les juments et que nous faisions des meules.

Cerise sur le clafoutis chezellois, Gérard m’indique que, cette année, le foin est abondant et d’excellente qualité, ce qui ne gâche rien.

Le couple, hormis leur dur labeur, est sur tous les fronts, au four et au moulin, même si Chezelle en est dépourvu. Entre deux chariots et la gestion de cette commune de près de 20.000 habitants, il prépare comme beaucoup d’entre nous la fête de la Saint-Jean, qui se clôturera, après un repas gargantuesque, par le traditionnel bal et un grand feu d’artifice 🎆 qui n’a rien à envier à celui de la tour Eiffel !

Rassurez-vous, malgré cette activité débordante, nos gentlemen farmer seront bien présents à Chissey le samedi midi et certainement le soir. Il sera alors temps pour eux de regagner fissa Chezelle pour s’attaquer aux moissons, puis aux vendanges et aux betteraves.

Il me charge de transmettre leurs amitiés aux Alembertins, notamment aux Bourbonnais qui, selon leurs dires, vont se retrouver, dans un endroit tenu secret, très bientôt, pour une studieuse réunion de travail en prélude au banquet ! Diantre, de quoi peut-il bien s’agir ?

Amitiés à vous mes deux amis chezellois, surtout prenez bien soin de vous.

Guylem Gohory 

PS : Comme il y a abondance de foin, le couple me précise qu’il vendra une partie de la fenaison. Pour les Alembertins intéressés, il est prévu une remise de 50 %. Dépêchez-vous, à ce prix-là il n’y en aura pas pour tout le monde, notamment du foin de cette qualité !