Bonjour à tous les amis Alembertins

En lisant l’article de Guylem sur la fraternelle rencontre aux « Effours », les premières lignes ont immédiatement fait tilt dans ma petite tête. Cela prouve qu’il connaît bien la célèbre dictée  de Mérimée.

C’est à la demande de son amie, l’impératrice Eugénie, que Prospère Mérimée a écrit cette dictée pour amuser la cour de l’empereur Napoléon III.

Cette dictée me rappelle qu’à l’école d’Alembert nous l’avons faite en fin de 3e année, le mardi 5 juillet 1949. Nous étions proches des vacances et M. Newton, notre professeur d’enseignement général, avait voulu tester nos progrès en orthographe et pourquoi pas, nous amuser également comme à la cour de Napoléon III. Nous nous sommes donc trituré les méninges pour ne pas être ridicule en écrivant ce texte.

Les dictées étaient toujours corrigées par des camarades, jamais les mêmes, et entre nous, il n’était pas question de se faire des cadeaux. La moindre faute était systématiquement soulignée. Ce jour-là, c’est notre camarade Roger Derlu, section ébéniste, qui a corrigé ma dictée et relevé 38 fautes. Je ne pense pas avoir démérité car selon les historiens, Napoléon III aurait fait 75 fautes. Si ma mémoire est encore assez solide, c’est notre ami, hélas disparu en avril de cette année, Pierre François, très doué dans ce domaine, qui avait fait le moins de fautes.

Depuis, je me suis toujours souvenu comment s’écrivait cuisseau de veau et cuissot de chevreuil, même si l’occasion d’écrire ces mots n’est pas très courante. Il existe un moyen mnémotechnique de bien orthographier ces mots, il suffit de penser à v…eau, animal domestiqué, pour avoir la terminaison de cuiss…eau. On en déduit que les animaux appelés « sauvages » tels les chevreuils, les sangliers, etc., ont des cuiss…ots.

Ayant réussi à conserver quelques cahiers des cours de 3e et 4e années, j’ai facilement retrouvé cette fameuse dictée datée du 5 juillet 1949. Cela fait quand même bientôt 70 ans. J’ai scanné les pages de la dictée pour les joindre au texte en espérant qu’elles soient lisibles.

Parmi les camarades qui seraient intéressés, je peux leur donner un aperçu de nos cours à l’école pendant les années 1948-1949 et 1949-1950.

Amitiés à tous

Camille Consalvo (promo 1946-1950)